Alerte : certains moustiques provoquent des infections au cerveau mortelles

Les autorités sanitaires américaines alertent la population contre un risque accru de développer une infection au cerveau par les piqûres de moustiques. Ces derniers peuvent notamment provoquer l’encéphalite, une maladie qui peut vous tuer en quelques jours.

Les moustiques tigres ne sont pas les seuls à mettre nos vies en danger. Les autorités sanitaires de Floride viennent de découvrir que les piqûres des autres moustiques peuvent, elles aussi, dégénérer. WebMD, site médical, parle d’infection et de gonflement du cerveau par des virus transmis via les moustiques.

A lire aussi :

Les scientifiques ont fait cette découverte grâce aux poulets sentinelles, des espèces régulièrement attaquées par les moustiques. "L’encéphalite équine orientale (EEO) a été détectée chez plusieurs poulets sentinelles", explique le département de la santé de la Floride du comté d’Orange. Cette maladie, potentiellement mortelle, est aussi transmissible aux humains.

En outre, les autorités ont également détecté le virus du Nil occidental en testant régulièrement les poulets sentinelles. Cette maladie se contracte, elle aussi, par les piqûres de moustiques.

L’encéphalite équine orientale, mortelle pour 30 % des patients

Après des tests positifs pour l’encéphalite chez les poulets sentinelles, le ministère de la Santé de Floride a déclaré que le risque de transmission à l’homme a augmenté. À ce jour, environ 7 cas humains sont recensés chaque année aux États-Unis. Si l’encéphalite équine orientale s’avère rare, elle n’en demeure pas moins dangereuse.

En effet, cette maladie s’attaque au système nerveux central, et fait enfler le cerveau. Environ un tiers des personnes qui contractent cette pathologie y succombent. Quant aux survivants, ils gardent des séquelles neurologiques à long terme.

L'EEO peut vous tuer en seulement quelques jours

Et il semblerait que ce type d'encéphalite se propage de plus en plus, en particulier dans les régions humides et chaudes. Les sept cas annuels pourraient donc bien s'accroître. Plus encore, cette maladie pourrait tuer un humain en seulement quelques jours. Ainsi, nos confrères de NBC nous apprennent qu'une mère de famille est décédée au mois d'août en seulement un week-end. Il s'agissait du premier cas confirmé d'EEO dans le Massachusetts.

Une adolescente de 14 ans, qui a contracté le virus, est actuellement dans un état critique. "Son cerveau essaye de guérir, et elle ne peut rien faire tant que ce n'est pas le cas", explique sa maman aux journalistes américains. "J'ai vécu probablement le pire moment de toute ma vie. J'ai vu ma fille frôler la mort".

Actuellement, les autorités sanitaires sont en état d'alerte aux États-Unis. Pour limiter le danger, ils ont délivré quelques recommandations aux habitants du New-Jersey, du Michigan et du Massachusetts, zones particulièrement à risques. À savoir, éviter toute activité en extérieur au crépuscule et à l'aube, et vaporiser son corps et ses vêtements de spray anti-moustique à base de DEET avant de sortir de chez soi. Ils conseillent également d'éviter les points d'eau stagnante, où les moustiques abondent.

Les premiers symptômes de l’encéphalite équine orientale

Les symptômes surviennent généralement quatre à dix jours après la piqûre du moustique infecté. Si vous êtes concerné, vous risquez de souffrir de céphalées soudaines, de fièvre, suivis de frissons et de vomissements.

Des signes plus violents peuvent aussi se manifester. Les autorités de Floride évoquent des crises d’épilepsie ou encore un coma. "C’est une des infections transmises par les moustiques les plus mortelles", indique le Dr William Nettleton, Directeur médical du Comté de Kalamazoo, à NBC News.

Virus du Nil occidental : il attaque également le cerveau

Ce sont les oiseaux migrateurs qui sont les premiers vecteurs du virus du Nil occidental. Après avoir piqué des oiseaux infectés, certains moustiques deviennent alors aussi porteurs de la maladie. Ils sont susceptibles de le transmettre aux humains par la piqûre.

Quatre personnes sur cinq infectées par le virus du Nil occidental ne présentent aucun symptôme.

En revanche, "une infection sur cinq entraîne une fièvre brutale, parfois associée à des complications neurologiques qui peuvent être sévères, confirme l’Institut Pasteur. Cette fièvre est accompagnée de maux de tête et de dos, de douleurs musculaires, d’une toux, d’un gonflement des ganglions du cou, et souvent d’une éruption cutanée, de nausées, de douleurs abdominales, de diarrhées et de symptômes respiratoires".

Des complications neurologiques peuvent survenir sous la forme de méningite. L’infection peut alors devenir mortelle, et ce, particulièrement chez les adultes séniors.

Contribuez à sauver des milliers d'enfants : en savoir plus sur le leg Unicef

Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de Medisite.

Votre adresse mail est collectée par Medisite.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

La rédaction vous recommande sur Amazon :