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Y a-t-il un mode d’emploi ?

Y a-t-il un mode d’emploi ?© Adobe Stock

S’il n’y a pas de parcours imposé, certaines conditions doivent être réunies pour atteindre l'orgasme. Un, il doit y avoir désir. La vue, le contact, l’attente de l’autre y contribuent. Deux, des caresses et des mots doivent entraîner une première phase d’excitation ascendante, lors de laquelle les tissus érectiles de la femme (vulve, clitoris, vagin) se dilatent, ce qui rend les organes sexuels hypersensibles. Trois, il doit y avoir lubrification vaginale. Enfin, l’excitation doit perdurer pour se stabiliser "en plateau"… avant que la courbe de plaisir grimpe à la verticale vers le pic orgasmique !

A quoi reconnaît-on un orgasme ?

Peu avant l’orgasme, la respiration s’accélère. La femme lance parfois quelques paroles passionnées avant que sa respiration ne se suspende totalement durant quelques secondes. Les muscles de son corps se tendent… Puis "l’apnée cède, un cri fuse, et c’est l’orgasme", explique le Dr Gérard Leleu, médecin sexologue. Son intensité varie selon les individus, le point de départ de l’excitation (caresse du clitoris, coït…), selon les jours et l’humeur. Il peut être très doux, mais aussi tonitruant, au point que certaines femmes croient perdre la tête !

Toutes les femmes peuvent-elles atteindre l’orgasme ?

Toutes les femmes peuvent-elles atteindre l’orgasme ?© Adobe Stock
"On dit souvent qu’il n’y a pas de femme frigide, qu’il n’y a que des hommes malhabiles", explique le Dr Gérard Leleu. Il est vrai que toute femme est dotée des mêmes neuro-hormones et points sensibles, et que si l’homme ne raffole pas des préliminaires prolongés, il réduit de beaucoup les chances d’orgasme chez sa partenaire. Toute femme peut donc physiologiquement atteindre l’orgasme… à condition toutefois de lever d’éventuels blocages psychologiques (éducation rigide, par exemple).

La taille du sexe de l’homme est-elle importante ?

La t aille du sexe de l’homme n’entre pas en jeu. "Sachez messieurs que la nature a fait la cavité vaginale plus courte que la verge !", rassure le Dr Leleu. Le col de l’utérus se trouve à 6 cm de l’entrée vaginale, alors que les autres points sensibles sont à 8 cm. Donc, même si on ajoute un allongement du vagin de 2 cm, lié à l’excitation, la majorité des sexes masculins suffisent encore largement à satisfaire la gent féminine puisque leur moyenne en érection oscille entre 13 et 15 cm !

Orgasme vaginal : mythe ou réalité ?

Orgasme vaginal : mythe ou réalité ?© Adobe Stock
Beaucoup de femmes confient ne rien sentir et s’ennuyer lors du coït… "Les statistiques confirment qu’une majorité d’entre elles n’obtiennent pas d’orgasme par pénétration du pénis dans le vagin", explique le Dr Gérard Leleu. Pourtant, l’orgasme vaginal n’est pas un mythe ! "C’est un plaisir souvent long et global parce que ressenti dans la totalité du vagin et du bassin, puis dans tout le corps", précise le médecin. Il peut être caractérisé par une sensation de contractions agréables partant du vagin vers l’utérus et parcourant le ventre, le dos, la tête et les jambes !

Le point G existe-t-il ?

Son nom vient de celui de Grafenberg, le médecin qui l’a découvert en 1944... Les recherches d’Alice et Harlold Ladas, puis de John Perry et Berverly Whipple ont confirmé son existence en 1977 et 1980. Toutes les femmes sont dotées d'un point G. En réalité, il s’agit plutôt d’une zone de tissus un peu rugueuse, constituée de petits plis parallèles, le plus souvent située sur la paroi vaginale antérieure à 4 cm environ de l’entrée de la cavité.

Quels sont les différents types d’orgasmes ?

Quels sont les différents types d’orgasmes ?© Adobe Stock

Contrairement aux idées reçues, il y a plusieurs types d’orgasmes. Si l’orgasme clitoridien est le plus facile à obtenir et le plus rapide, celui qui nécessite le moins d’attention, de connaissances et de pratique, il y a aussi, des orgasmes vaginaux... Et il y a encore "des orgasmes de l’urètre, du méat urinaire, voire de la zone ano-rectale", détaille le Dr Leleu. Il faut aussi noter qu’une femme peut éprouver un plaisir orgasmique à partir de n’importe quelle zone érogène (sein, nuque, dos…).

L’orgasme, une histoire d’âge ?

C’est une évidence… Et contrairement à ce qu’on croit souvent, les jeunes ne sont pas les mieux loties ! Il faut compter en effet, avec l’expérience. "Les chiffres le démontrent, les femmes jouissent plus, et plus souvent, à partir de 30 à 35 ans… Beaucoup de mes patientes découvrent l’orgasme à partir de 50 ans avec l’arrivée de la ménopause, souvent vécue comme une libération (c’en est fini des risques de grossesse !), donc comme le commencement du véritable plaisir sexuel", précise le Dr Gérard Leleu.

Ejaculation féminine = plaisir ?

Ejaculation féminine = plaisir ?© Adobe Stock

L’éjaculation féminine existe : elle se manifeste par l’émission de jets liquide (5 à 200 ml) par l’urètre de la femme au moment de la jouissance ultime (lorsqu’elle est provoquée par la stimulation du point G). "Elle est synonyme de plaisir et d’orgasme généralement intense, explique le Dr Gérard Leleu. Mais elle ne fait pas partie des conditions sine qua non à la survenue du pic orgasmique". Elle est liée à la sécrétion par certaines glandes d’un liquide au moment de la contraction des muscles du périnée. Seules 10 à 15 % des femmes auraient déjà expérimenté ce phénomène.

Une femme peut-elle jouir plusieurs fois d’affilée ?

Si l’orgasme féminin est plus long à venir que celui de l’homme, il présente l’avantage de pouvoir se répéter. Ainsi, une femme peut atteindre l’apogée du plaisir plusieurs fois d’affilée "et même enchaîner les orgasmes jusqu’à un quasi état de transe de quelques minutes", explique le Dr Gérard Leleu.

Sources

- Le traité des orgasmes. Dr Gérard Leleu. Edition Leducs.
- Enquête sur le contexte de la sexualité en France

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