Adénome de la prostate : ces traitements augmenteraient le risque de diabète de type 2

Publié le 15 Avril 2019 par Pauline Capmas-Delarue, journaliste santé
Finasteride, dutasteride… ces médicaments utilisés pour traiter l’adénome de la prostate augmenteraient le risque de développer un diabète de type 2, chez les hommes de plus de 50 ans.
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Adénome de la prostate : ces traitements augmenteraient le risque de diabète de type 2Istock

Selon une récente étude de la University of Edinburgh (Ecosse), les hommes de plus de 50 ans traités pour une adénome de la prostate auraient plus de chances de développer un diabète de type 2. Un suivi supplémentaire est donc recommandé pour les personnes les plus à risque.

Adénome de la prostate : un trouble bénin mais gênant

L’adénome, ou hypertrophie bénigne de la prostate (HPB), est un gonflement de la partie centrale de la prostate. Il s’agit d’un trouble fréquent chez les hommes de plus de 50 ans qui, s’il n’est pas grave, peut tout de même avoir des conséquences gênantes. Il peut, en effet, occasionner des problèmes urinaires, tels qu’une diminution du jet, des douleurs à la miction ou des envies nocturnes…

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Des médicaments inhibiteurs de la 5 alpha-réductase sont souvent prescrits pour traiter le HPB (finasteride, dutasteride…). En quelques mois, ils permettent de diminuer le volume de la prostate de 20 à 30 %, en réduisant la production d’hormones appelées “androgènes”. Mais ce traitement n’aurait pas que des effets bénéfiques, si l’on en croit cette étude publiée dans le British Medical Journal. Il pourrait également favoriser le développement du diabète de type 2.

Un tiers de risque en plus de développer un diabète de type 2

Les scientifiques ont étudié les données médicales de 55 000 hommes britanniques, utilisant des médicaments inhibiteurs de la 5 alpha-réductase depuis environ 11 ans. Et ils ont constaté que ces derniers voyaient leur risque de développer un diabète de type 2 croître de 33 %, par rapport aux hommes qui ne consommaient pas ces médicaments. Les mêmes résultats ont ensuite été observés sur un groupe d’hommes taïwanais.

“Il est essentiel que tous les patients soient informés des avantages comme des risques de leur traitement. Dans ce cas précis, ils devraient être avertis du risque accru de diabète [...] et consulter leur médecin en cas d’inquiétude”, souligne le Dr Li Wei, auteur principal de l’étude. Néanmoins, les chercheurs ne recommandent pas aux patients de cesser de prendre leurs médicaments, mais ils les encouragent à être plus vigilants quant aux premiers signes de diabète.

“Il faut garder à l’esprit que ces inhibiteurs de la 5 alpha-réductase constituent un facteur qui favorise le développement d’un diabète de type 2, une pathologie elle-même favorisée par l’âge. Chez ces patients, un suivi particulier devra donc être mis en place”, précisent les chercheurs.

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