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Si elle a longtemps gardé sa maladie secrète, Elisabeth Quin avait révélé être atteinte d’un double glaucome à travers son livre La nuit se lève (éd. Grasset), paru en 2019.

Il s’agit d’une pathologie ophtalmologique liée à l’augmentation de la pression intra-oculaire, qui va endommager le nerf optique et provoquer, à terme, la cécité.

Pour l’animatrice de Arte, l’annonce du diagnostic a été "un coup sur la tronche", si l’on reprend ses mots. "J’avais à peine 40 ans […] J’ai traversé une période de déni qui a duré six mois", partage Elisabeth Quin dans une récente interview accordée au Parisien.

Celle qui présente l’émission 28 Minutes du lundi au vendredi a donc gardé le silence sur sa maladie durant plusieurs années. Aujourd’hui, elle se confie sur ses angoisses et sur les effets secondaires qu’implique le glaucome.

"J'ai arrêté de faire l'autruche et pris rendez-vous chez un ophtalmo"

Le glaucome est une maladie très fréquente qui touche environ 1 million de personnes en France. Cette pathologie concerne 1 à 2 % des plus de 45 ans. C’est à peu près l’âge qu’avait Elisabeth Quin au moment de son diagnostic.

"J'ai eu peur, car je savais qu'il s'agissait d'une maladie évolutive et grave. J'avais à peine 40 ans : apprendre que j'allais perdre la vue a été un coup sur la tronche. Refusant d'admettre ce lien entre la maladie et moi, j'ai traversé une période de déni qui a duré six mois (...) Puis une amie m'a raisonnée. J'ai arrêté de faire l'autruche et pris rendez-vous chez un ophtalmo", a expliqué la présentatrice phare de Arte.

En effet, la perte visuelle déjà acquise lors du glaucome est irréversible. L’enjeu du traitement sera donc de ralentir les conséquences du glaucome. Il s’agit de faire baisser la pression à l’intérieur de l’œil. Il n’existe pas non plus de réelle cause à cette maladie. Certains facteurs peuvent néanmoins être propice au développement de la maladie : un traumatisme brutal sur l’œil, une pathologie oculaire (cataracte, myopie sévère), le diabète, l’hypertension, les maladies cardiovasculaires, ou certains médicaments comme les corticostéroïdes.

"Une amie aveugle m'a conseillé de m'initier au braille"

La vie de la journaliste a été littéralement bouleversée par l’arrivée de cette maladie. Ses plus grandes angoisses : "ne plus pouvoir faire les choses que j’aime", déplore Elisabeth Quin.

"Contempler le visage de ma fille, aller au spectacle et au cinéma avec mon amoureux, m'extasier devant un paysage, admirer un tableau, travailler... Moi qui dévore la presse et la littérature, ma plus grande angoisse est de ne plus pouvoir lire. Une amie aveugle m'a conseillé de m'initier au braille, par anticipation. Mais, je ne le fais pas, par superstition et parce que je n'en suis pas encore à ce stade", poursuit-elle.

Découvrez pages suivantes, les effets secondaires et les traitements que doit subir Elisabeth Quin.

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