Vaccins, prises de sang : ces aiguilles éliminent la douleur !

Bientôt, les injections douloureuses ne seront plus qu’un lointain souvenir. Des minuscules aiguilles, inspirées des parasites, pourraient remplacer les habituelles aiguilles hypodermiques.

Les aiguilles hypodermiques douloureuses, largement utilisées dans les hôpitaux et les laboratoires, pourraient bientôt ne plus être nécessaires pour administrer des injections et prélever du sang.

Des aiguilles aux micro-crochets inspirées d’insectes

Des chercheurs ont en effet créé, grâce à l'impression 4D, de minuscules aiguilles inspirées des parasites qui éliminent la douleur.

Ce réseau de micro-aiguilles possède des barbes tournées vers l'arrière qui se verrouillent avec le tissu lorsqu'il est inséré.

Pour les fabriquer, Daehoon Han, un doctorant de l'Université du Minnesota, Riddish S. Morde, un ancien étudiant à la maîtrise, et Rutgers Chen Yang, chercheur à l'Université de Pise en Italie, ont observé de près des insectes et d’autres organismes possédant des micro-crochets, comme par exemple les abeilles ou les porcs-épics.

En imitant leurs dards et leurs pics, les chercheurs ont réussi à développer cette micro-aiguille. Sa particularité ? Elle s'accroche à la peau et améliore l'adhérence de l'aiguille aux tissus.

L'impression 4D crée de minuscules aiguilles inspirées des parasites :

Des aiguilles aux micro-crochets inspirées d’insectes

Auteur : Riddish Morde. Sources : https://news.rutgers.edu/ Crédit CC : https://rucore.libraries.rutgers.edu/rutgers-lib/56060/PDF/1/play/

Pas de douleurs ni de cicatrices

Pour y arriver, ils ont combiné une technique d'impression micro 3D et une approche d'impression 4D pour créer des barbes tournées vers l'arrière sur une micro-aiguille. Or, cette forme particulière diminuerait la douleur ressentie par le patient. Autre intérêt : elles sont faciles à utiliser, minces et peu invasives.

“Nous pensons que notre réseau de micro-aiguilles imprimées en 4D permettra une utilisation sans douleur, facile à utiliser pour administrer des médicaments et idéale pour guérir les plaies...”, a déclaré l'auteur principal Howon. Lee, professeur adjoint au Département de génie mécanique et aérospatial de l' École de génie de l'Université Rutgers - Nouveau-Brunswick.

En utilisant le tissu musculaire de poulet comme modèle, les chercheurs ont montré que l'adhésion tissulaire avec leur micro-aiguille est 18 fois plus forte qu'avec une micro-aiguille sans ardillon.

Leur création surpasse les exemples précédemment rapportés, résultant en une administration de médicaments plus stable et plus robuste.

Cependant, on ne connait pas le nombre d'essais cliniques en cours, ni quand est-ce que ces aiguilles arriveront sur le marché français.

Le patch, une alternative à l’aiguille

Outre la douleur causée par l’aiguille, il existe de nombreuses raisons pour ne pas se faire vacciner, comme la peur des aiguilles ou encore le manque de moyens.

C’est pourquoi des chercheurs américains, issus de l'université d'Emory à Atlanta sur la côte est du pays et du “Georgia Institute of Technology”, ont mis au point un patch en 2017 afin de remplacer l’aiguille du vaccin, et plus particulièrement celui contre la grippe.

Avec ses allures de pansement, ce patch révolutionne le vaccin. Il contient des aiguilles microscopiques permettant de faire passer le produit dans le corps des patients.

Il pourra être installé par le patient lui-même, sans aide du médecin. Il ne nécessitera pas de réfrigération particulière lors de son stockage et sera jeté le plus simplement du monde après utilisation.

Cet outil innovant n'est pas encore en vente libre et des essais cliniques sont en cours. Mais, les résultats de ces essais sont pour l'instant concluants : aucun patient n'a été atteint par la grippe, le patch a donc été efficace. Les seuls effets secondaires étaient des petites rougeurs ou des démangeaisons, jusqu'à trois jours après l'utilisation du prototype.

70% des patients ayant testé le patch ont même dit préférer cette méthode d'administration du vaccin, plutôt que la traditionnelle piqûre. À terme, on peut donc imaginer que cette innovation pourrait être utilisée pour d'autres vaccins comme ceux contre la rougeole par exemple.

Depuis ces travaux, des équipes de chercheurs se penchent sur “le développement d'un patch universel“, qui pourrait protéger les patients de 6 virus grippaux.

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