Crise cardiaque, infarctus : pratiquer une réanimation cardio-pulmonaire augmente les chances de survie

Publié le 05 Avril 2019 par Claire Ménage, journaliste santé
Une nouvelle étude publiée le 1er avril 2019 dans la revue scientifique Circulation rapporte que pratiquer une réanimation cardio-pulmonaire augmenterait considérablement les chances de survie d’une personne en arrêt cardiaque.
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Crise cardiaque, infarctus : pratiquer une réanimation cardio-pulmonaire augmente les chances de survieIstock

Parmi les gestes de premiers secours on connaît bien sûr la pratique du massage cardiaque. Cependant, il existe plusieurs façons de réanimer une personne en cas de crise cardiaque. Il y a le massage cardiaque uniquement thoracique, le massage cardiaque thoracique et pulmonaire puis la réanimation sans effectuer de massage cardiaque. Une étude publiée le 1er avril 2019 dans la revue scientifique Circulation a voulu décrire les taux de survi en fonction du type de réanimation réalisée avant l'arrivée des secours. Ainsi, toutes les pratiques ont été associées à des taux de survie doublés, mais le massage cardio-pulmonaire a obtenu de meilleurs résultats. Aussi appelé réanimation cardio-respiratoire (RCR), c'est un ensemble de manœuvres destinées à assurer une oxygénation des organes.

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Jusqu'à six fois plus de chance de survivre

Les chercheurs de cette étude ont donc répertorié tous les arrêts cardiaques hors hôpital observés par des témoins et déclarés au registre suédois de réanimation cardiopulmonaire de 2000 à 2017.

Les patients ont été classés dans la catégorie des différentes pratiques de réanimation sur trois périodes de référence. Le critère de jugement principal était la survie à 30 jours.

Au total, sur 30 445 patients, les taux de survie étaient pour :

  • Un massage cardiaque thoracique de 35,4% entre 2000 et 2005 ; puis de 44,8% de 2006 à 2010 et de 38,1% de 2011 à 2017.
  • Un massage cardio-pulmonaire de 5,4% à 14,0% à 30,1%.
  • Sans massage de 9,4% de 3,9% à 6,0% à 7,1%.

Bilan : des taux deux fois plus élevés dans les différentes pratiques de réanimation mais six fois plus élevé dans le temps pour le massage cardio-pulmonaire.

Une des meilleures options en cas d'arrêt cardiaque

Il faut savoir que depuis 2010, les lignes directrices en matière de réanimation recommandent le massage cardiaque thoracique pour les personnes non formées et les personnes entraînées mais ne souhaitant pas effectuer de bouche-à-bouche.

Pourtant les résultats de cette étude soutiennent qu’un massage cardio-pulmonaire doit être vue comme une option dans les futures directives de réanimation car elle est associée à taux de survie plus élevés en cas d’arrêt cardiaque hors hôpital.

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