Test Covid : une femme se retrouve avec un écouvillon dans le poumon après un dépistage

Une Britannique de 51 ans, hospitalisée pour une craniotomie, a vu son test de dépistage pour le covid-19 mal finir. La moitié de l’écouvillon est tombée dans son poumon.
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Pour un grand nombre d’entre nous, les tests de dépistage du covid-19 sont un peu effrayants. Et, la mésaventure survenue à cette Britannique de 51 ans ne va pas les rassurer.

Covid-19 : l’écouvillon s’est retrouvé dans son poumon

La cinquantenaire était hospitalisée pour une thrombose du lobe temporal qui est devenue par la suite hémorragique. Les médecins ont dû lui faire une craniotomie pour évacuer l’hématome qui s’était alors formé. Pour cette intervention, il a été nécessaire de lui poser un tube de trachéotomie (un accès direct à la trachée qui permet d'envoyer de l'air dans les poumons).

Après son séjour à l'hôpital, la patiente devait se rendre dans une maison de convalescence. Avant ce transfert, une infirmière qualifiée a effectué un test PCR sur la malade, comme le recommande le protocole mis en place. Pendant le prélèvement, un morceau de l’écouvillon s’est cassé et est tombé dans le tube de la trachéotomie.

"La patiente est devenue momentanément instable avec ses besoins en oxygène passant de 2 litres par minute à 4 litres par minute. Elle est rapidement revenue à la normale - avec des niveaux de saturation en oxygène maintenus à des niveaux de base de 88% à 92% sur 2 litres par minute d'oxygène - compte tenu de ses antécédents de bronchopneumopathie chronique obstructive", expliquent les médecins de l’hôpital universitaire de Leicester NHS Trust (Royaume-Uni) dans leur étude de cas parue dans la revue scientifique BMJ Case Reports.


Une première radio ne révèle rien

Après l’incident, une radiographie a été effectuée. Toutefois, elle n’a rien révélé. Les docteurs ont alors décidé de réaliser un scanner. Il ne montrait aucun signe de corps étrangers. En revanche, l’équipe médicale a repéré des signes d’infection dans le segment postérieur du lobe inférieur du poumon droit.

Une inflammation des poumons et un rétrécissement des voies respiratoires sont survenus par la suite. Ils ont conduit à la réalisation d'un deuxième scanner. Le nouvel examen a mis en lumière la présence de l’écouvillon.

Toutefois, les médecins sont parvenus à déterminer sa localisation exacte grâce à une endoscopie. Elle a été effectuée en passant par le tube de la trachéotomie. Les experts ont rappelé dans leur article que cette procédure représentait une menace, surtout pendant l’épidémie de COVID-19. Elle augmente, en effet, fortement les risques de la patiente d’être infectée par le SARS-CoV-2.

Le morceau cassé du test PCR a finalement pu être extrait sans encombre lors d’une bronchoscopie flexible. La patiente n’a gardé aucune séquelle de cet incident. Toutefois, les scientifiques ont profité de cette étude de cas pour rappeler les risques entourant la réalisation de dépistages du coronavirus chez les patients les plus fragiles. Ils estiment que de nouvelles précautions doivent être prises.

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