L’idée que l’on vous enfonce un écouvillon dans les narines vous angoisse ? N’y pensez plus ! D’après une récente étude publiée dans la revue scientifique The Journal of Molecular Diagnostics, le test salivaire donnerait de meilleurs résultats pour savoir si une personne est atteinte ou non de la Covid-19.

Le mélange des fluides, un obstacle à l’utilisation du test salivaire désormais résolu

Jusqu’à présent, bien qu’il soit plus pratique, le test salivaire était délaissé, car la salive récupérée pouvait être mélangée à du mucus et à du sang, rendant le résultat moins précis. L’équipe de chercheurs américains, à l’origine de cette étude, a mis en évidence un protocole permettant de séparer la salive du reste des fluides grâce à un ingénieux système.

Les scientifiques ont souhaité démontrer l’efficacité du test salivaire grâce à une expérience en trois parties. Dans une première étape, appelée protocole U, les chercheurs ont effectué des tests salivaires et nasopharyngés classiques. Dans une seconde manipulation, baptisée SalivAll protocol, ils ont à nouveau prélevé des échantillons qu’ils ont ensuite passés dans un “homogénéisateur à billes”. Cette machine permet de séparer la salive du sang et du mucus, qui faussaient jusqu’à présent les résultats de tests salivaires.

En dernier lieu, les chercheurs ont voulu tester l’efficacité d’une technique de mise en commun de plusieurs échantillons. Ils ont ainsi passé 20 groupes de cinq échantillons - un positif et quatre négatifs - dans l’homogénéisateur, avant de les mettre en commun pour effectuer un test RT-PCR dessus, puis de les comparer au groupe contrôle.

Schéma : le protocole de test des chercheurs

Schéma : le protocole de test des chercheurs© Istock

Le prélèvement de salive affiche le meilleur taux de réussite

Au cours de la phase initiale, 28,3 % de tous les échantillons (salive, prélèvements nasopharyngés ou mélange des deux) ont été testés positifs au coronavirus. Le taux de détection était plus faible dans la salive que dans l’échantillon nasal (50,0 % contre 89,7 %).

Dans la deuxième phase, avec l’homogénéisateur à billes, 50,2 % de l’ensemble des échantillons ont été testés positifs pour la Covid-19. Le taux de détection était plus élevé dans les prélèvements de salive que dans les nasopharyngés (97,8 % contre 78,9 %).

Sur les 85 échantillons de salive testés avec les deux protocoles, on constate une vraie différence. Le taux de détection était de 100 % pour l’expérience SalivaAll (avec homogénéisateur), mais de seulement 36,7 % avec le protocole U (classique).

"La surveillance du SRAS-CoV-2 va rester un impératif de santé publique", a déclaré le Dr Kolhe, auteur principal de cette étude. "L'utilisation d'une méthode de collecte non invasive et d'un échantillon facilement accessible comme la salive va améliorer les activités de dépistage et de surveillance. Ce type de prélèvement pourra contourner le besoin d'écouvillons stériles, de moyens de transport coûteux, le risque au virus, de même que le besoin de soignants formés pour collecter les échantillons”.

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Sources

The Journal of Molecular Diagnistics : https://www.jmdjournal.org/article/S1525-1578(21)00114-8/fulltext#figures/ Elsevier : https://www.elsevier.com/about/press-releases/research-and-journals/saliva-can-be-more-effective-than-nasopharyngeal-swabs-for-covid-19-testing

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