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Comment surveille-t-on un traitement par anticoagulants ?

Comment surveille-t-on un traitement par anticoagulants ?© Istock

Il est indispensable que les personnes qui prennent des anticoagulants soient soigneusement suivies pour dépister tout traitement inadapté (sous-dosage ou surdosage).

La surveillance des anticoagulants par voie injectable

Les injections de certaines formes d’héparine (médicament anticoagulant, ndlr) peuvent parfois provoquer une diminution importante du nombre de plaquettes dans le sang (les cellules sanguines qui contribuent à la coagulation), susceptible d'entraîner des complications parfois graves.

Une prise de sang hebdomadaire est nécessaire pour surveiller le taux de plaquettes. Cette surveillance n’est nécessaire que pour certains traitements anticoagulants injectables.

La surveillance du traitement par les antivitamines K (AVK)

Lorsqu’une personne prend des médicaments anticoagulants par voie orale de la famille des antivitamines K (AVK), il est indispensable de surveiller régulièrement la capacité de son sang à coaguler.

En effet, un médicament trop dosé fait courir le risque d’une hémorragie potentiellement mortelle et un traitement sous-dosé expose à la formation de caillots sanguins et à l’apparition des complications qu’ils peuvent provoquer.

Il est donc est nécessaire de trouver, pour chaque patient, la dose efficace et sûre en mesurant, sur une prise de sang, la capacité du sang à coaguler.

L’efficacité des AVK est contrôlée en mesurant l’INR (International Normalized Ratio), un paramètre qui reflète précisément la fluidité du sang.

  • Chez une personne sans traitement, l’INR est de 1.
  • Chez les personnes qui prennent un traitement anticoagulant par AVK, l’INR est augmenté : plus il est élevé, plus le sang met du temps à coaguler.
  • Lorsque l’INR est supérieur à 5, le risque d’hémorragie est réel.

Pour chaque patient, en fonction de sa maladie, une fourchette de valeurs cibles pour l’INR est également fixée (par exemple, un patient qui reçoit des AVK parce qu’il porte une valve cardiaque artificielle doit avoir un INR situé entre 3 et 4,5, l’idéal étant la valeur médiane - 3,7. Pour un patient qui a eu un infarctus du myocarde, l’INR doit se situer entre 2 et 3, idéalement 2,5).

En début de traitement, des contrôles fréquents sont effectués jusqu’à ce que l’INR atteigne la valeur souhaitée et qu’il reste stable.

Ensuite, la mesure de l’INR sera faite régulièrement, en général une fois par mois (quand les anti-coagulants sont pris en tant que traitement chronique, et non dans le cadre d'une hospitalisation).

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