Coronavirus chinois (COVID-19) : symptômes, causes, traitements, transmission, carte en temps réel

Certifié par nos experts médicaux MedisiteDétecté en décembre 2019 en Chine, le coronavirus a depuis atteint 23 694 646 cas confirmés dans le monde et 814 165 décès. Depuis le début de l'épidémie, la France déplore 30 528 décès liés au COVID-19. Symptômes, gestes barrières, traitements, nombre de cas confirmés et de décès, pays et villes du monde (États-Unis, Brésil, Royaume-Uni, Inde...) les plus durement touchés, clusters, et bien sûr déconfinement… On fait le point sur les sujets essentiels, avec un zoom sur les dernières actualités.
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L'essentiel 

  • Les recommandations sanitaires pour se protéger du Covid-19 sont disponibles sur le site www.gouvernement.fr/info-coronavirus. Pour toute information générale sur le coronavirus, le numéro vert national est accessible 24h/24, 7j sur 7 au 0800 130 000 (appel gratuit). En cas d'urgence vitale, les autorités conseillent de composer le 15. En cas de symptômes, même bénins, consultez immédiatement un médecin pour vous faire prescrire un test virologique RT-PCR et portez un masque en permanence. Pour identifier rapidement le centre de prélèvement le plus proche de chez vous, rendez-vous sur le site Santé.fr. Dans l’attente du résultat, restez confiné et évitez tout contact, pour ne pas contaminer votre entourage.  Le ministère de la Santé rappelle que des mesures d'hygiène répétées constituent une "barrière efficace contre la propagation et le risque de contracter le virus". Il rappelle par ailleurs aux personnes présentant des symptômes de type toux ou fièvre d'éviter tout contact avec des personnes fragiles ou âgées et de ne pas emmener des enfants leur rendre visite. En outre "parce qu’elles risquent de développer une forme sévère de la maladie, les personnes ayant plus de 65 ans ou atteintes d’une pathologie chronique (maladie cardiovasculaire, diabète, obésité, pathologie respiratoire, cancer évolutif sous traitement, hémopathie, insuffisance rénale sévère…), présentant une immunodépression ou les femmes enceintes, au cours du troisième trimestre de grossesse, doivent faire preuve d’une grande vigilance, se protéger en permanence et éviter tous les déplacements et contacts non nécessaires", précisent les autorités.

- Je n’ai pas encore été exposé au Covid-19 à ma connaissance : j’applique en permanence les gestes et comportements qui permettent de freiner l’épidémie.

Je limite mes déplacements au maximum et j’évite les rassemblements. J’applique les gestes barrières : je me lave régulièrement les mains, je tousse et éternue dans mon coude, j’utilise des mouchoirs à usage unique et les jette immédiatement, je ne salue pas les autres par une poignée de main ou par une embrassade, je respecte une distance de 1 mètre avec toute autre personne.

- J’ai été en contact avec un cas confirmé de Covid-19 ou je vis avec un cas confirmé de Covid-19 : je m’isole et je surveille mon état de santé.

Je reste à mon domicile, je m’isole 2 semaines, je respecte scrupuleusement les gestes-barrières, je surveille ma température 2 fois par jour, je surveille l’apparition éventuelle de symptômes (toux, difficultés respiratoires, fièvre) et j’adopte le télétravail. Si des symptômes surviennent, je contacte mon médecin.

- J’ai des symptômes (toux, fièvre) qui me font penser au Covid-19 :

Je reste à domicile, j’évite les contacts, j’appelle un médecin et ne me rends pas directement au cabinet, au laboratoire ou aux urgences ou j’appelle le numéro de permanence de soins de ma région. Je peux également bénéficier d’une téléconsultation. Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, j’appelle le SAMU- Centre 15.

  • Selon le Pr Gabriel Leung, de la Hong Kong University, 60 % de la population mondiale pourrait finir par contracter le virus, malgré les mesures actuelles. Ira Longini, statisticienne et conseillère de l'OMS, appuie cette hypothèse : "avec une contamination moyenne de 2,5 personnes par cas, le taux de contagion du coronavirus COVID-19 peut atteindre 60 à 80 %".  

Rappel des gestes barrière pour se protéger du coronavirus

Rappel des gestes barrière pour se protéger du coronavirus© Service de presse

Quels sont les signes du virus, comment se transmet-il ?

Quels sont les signes du virus, comment se transmet-il ?

Coronavirus : le direct 

[DIRECT : Mise à jour le 24 août, 19h40]  

  • La circulation du virus est en forte progression, plus intense chez les jeunes adultes. L’augmentation du taux de positivité des tests RT-PCR se poursuit. Au début de l’été, 1,4 % des tests étaient positifs, contre 3,6 % entre le 15 et le 21 août.
  • Depuis le début de l’épidémie, 110 285 personnes ont été hospitalisées en France. 85 199 personnes sont rentrées à domicile.
  • 30 528 personnes sont décédées du Covid-19 sur notre territoire, dont 20 017 personnes au sein des établissements hospitaliers et 10 511 en établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS).

Dernières informations 

  • Le 15 juin, l'ensemble du territoire est classé en "vert" à l'exception de Mayotte et de la Guyane, où la surveillance épidémiologique est renforcée. 
  • Le 20 mai 2020 : l’épidémie de Covid-19 reste active et le virus circule toujours en France, malgré un solde négatif. En réanimation, on recense 43 nouveaux cas graves, soit 100 malades de COVID-19 en moins par rapport à hier.
  • Le 11 mai marque le début d'un déconfinement progressif en France. 
  • Le 30 avril, Olivier Véran, ministre de la Santé, a présenté ce soir les trois cartes indiquant les départements classés en rouge ou vert dont celle ci-dessous est la synthèse. La France déplore ce soir 24 376 décès et 129 581 cas de Covid-19.
  • Le 22 avril, l 'Europe compte plus d'un million de cas et 107 000 décès.  La France comptabilise 119 151 cas confirmés ; 85 000 personnes ont été hospitalisées pour une infection au Covid-19 depuis le début de l'épidémie et 21 340 en sont décédés.
  • Le 20 avril, la France compte 114 657 cas de nouveau coronavirus. Le nombre de décès passe la barre des 20 000 : "Ce soir, notre pays a franchi un cap symbolique et douloureux", déplore Jérôme Salomon, directeur général de la Santé. A ce jour, 30 584 personnes sont hospitalisées, dont 1 465 nouveaux patients les dernières 24H. On note néanmoins 26 personnes hospitalisées en moins, par rapport à hier, donc 26 lits occupés en moins). Au total, 5 683 patients se trouvent dans un état grave et parmi eux, 32% ont moins de 60 ans.
  • Le 19 avril,  112 606 cas de nouveau coronavirus sont confirmés en France.  Le nombre de décès atteint 19 718. 5 744 personnes sont en réanimation. "Nous vivons une crise sans précédent, une crise sanitaire d'une très grande intensité", déclare Édouard Philippe, lors de son allocution ce dimanche. Selon le Premier ministre, le déconfinement sera progressif et peut-être mis en place par zones géographiques.
  • Le 18 avril, 111 821 cas sont confirmés selon les estimations de Santé Publique France. 30 639 personnes sont actuellement hospitalisées. La baisse est de 551 par rapport à hier en tenant compte des sorties. 5 833 patients sont en réanimation. 
  • Le 12 avril, la France compte 95 403 cas de COVID-19 selon Santé publique France et déplore 14 393 décès depuis le début de l’épidémie.
  • Le 11 avril 2020, les États-Unis et l'Italie sont les deux pays du monde qui comptent le plus de morts : 18 900 décès outre-Atlantique18 800 décès en Italie. L'Europe reste l'épicentre de l'épidémie avec plus de 74 000 décèsEn France, l'épidémie est "massive, meurtrière" déclare le Pr Jérôme Salomon, directeur général de la Santé : 93 790 cas sont confirmés, et 13 832 décès.
  • Le 10 avril 2020, l'Insee observe une surmortalité de 48 % par rapport à la normale au niveau national.  La France compte ce soir 13 197 décès en lien avec l'épidémie de Covid-19, recensés en hôpitaux et en Ehpad. Un enfant de moins de 10 ans est décédé en Ile-de-France des suites du Covid-19.
  • Le 9 avril 2020, Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, déplore que le coronavirus a entraîné 424 décès à l'hôpita l au cours des dernières 24 h. Ce qui porte le bilan à 12.210 morts. 86 334 personnes ont été testées positives (tests PCR), soit 4296 cas de plus en 24 heures. En France, 7 066 malades sont actuellement en réanimation. Cela représente 82 patients de moins. C'est une première depuis le début de l'épidémie. 23 206 personnes atteintes du coronavirus sont sorties guéries. Dans les Ehpad, on recense 4166 décès.
  • Le 8 avril 2020 : plus de 81 478 décès dans le monde sont à déplorer. On recense 55 826 morts du coronavirus en Europe. En France, la barre des 10 000 morts est passée.
  • Le 4 avril 2020 : les États-Unis comptent le plus grand nombre de cas dans le monde : 278 500 cas et 7 826 décès. En France, "le ralentissement progressif du nombre d'admissions en réanimation est une bonne nouvelle, mais grande prudence, la courbe augmente moins vite, mais continue d'augmenter", explique le Pr Salomon.
  • Le 17 mars 2020, la France entre en période de confinement. 
  • Le 14 mars 2020, le stade 3 de l'épidémie de coronavirus en France est déclenché. Des mesures barrières sont définies par décret. 

Qu’est-ce que le coronavirus ou Covid-19 ?

Les coronavirus doivent leur nom à leur forme en couronne. Des petites protubérances, les spicules, se fixent et pénètrent dans les cellules humaines. La famille des coronavirus compte un grand nombre de virus, certains n’affectent que les animaux. On ne connaissait jusqu’alors que six coronavirus susceptibles d’infecter l’homme.

Les coronavirus à l’origine d’épidémies mortelles

  • Le SRAS-CoV (2002-2003), ou coronavirus à l’origine d’un syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), apparu en Chine : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rapporté un total de 8 096 cas dans 30 pays, dont 774 décès (soit près de 10% de mortalité). 437 cas possibles de SRAS ont été signalés en France entre mars et juillet 2003.
  • Le MERS-CoV (2012-2013), ou coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient : ce virus est identifié pour la première fois en Arabie Saoudite en avril 2012. 1 589 cas et 567 décès dans 26 pays ont été recensés (soit un taux de mortalité d’environ 30%).
  • Le SARS-CoV-2 : le virus a fait son apparition en Chine au mois de décembre 2019, dans la ville de Wuhan (dans la province de Hubei), qui compte 11 millions d’habitants. Les premiers cas recensés sont des personnes s’étant rendues sur le marché de Wuhan.  Dans une notification d’urgence, le comité de santé municipal de la ville fait état d’une “série de patients atteints de pneumonie  inexpliquée”. Une équipe d’experts de la National Health Commission (NHC) s’est rendue sur place en urgence, le 31 décembre 2019, pour mener des travaux d’inspection et de vérification. 

Le virus incriminé a été identifié par les experts comme un nouveau type de coronavirus, de la famille du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère). Ils l’ont d'abord baptisé 2019-nCoV, avant de le renommer SARS-CoV-2. La maladie qu'il occasionne porte le nom de COVID-19, pour Coronavirus Disease 2019.  

Carte en temps réel du bilan des morts et cas de coronavirus par villes et pays du monde : Etats-Unis, Italie, Inde, Chine, Afrique, France... 

La carte ci-dessous montre la progression de l'épidémie de coronavirus par ville du monde  en temps réel, le nombre de personnes contaminées  et  décédées,  selon les agences gouvernementales. Elle a été réalisée par l'éditeur de cartographie en ligne HERE Technologies. Les données qu'elle présente sont issues du Center for Systems Science and Engineering (CSSE) de l'Université Johns Hopkins et de DXY.

Chiffres : les cas recensés le 25 aout 2020 dans le monde 

  • Selon les chiffres de l'université Johns Hopkins, on dénombre 23 694 646 cas confirmés dans le monde et 814 165 décès.
  • Les États-Unis sont toujours le pays le plus touché au monde avec 5 743 686 personnes atteintes du Covid-19 et 177 336 morts.
  • Le Brésil se place en deuxième position, avec 3 622 861 cas et 115 309 morts.
  • L'évolution du nombre de cas en Inde est toujours inquiétante. Le pays recense désormais 3 167 323 malades et déplore 58 390 décès.
  • L'Espagne, qui fait face à une nouvelle explosion de cas, a ravi le titre de pays européen le plus impacté par le Covid-19, et dépassé le Chili en nombre de malades. Il compte désormais 405 436 cas et 28 872 morts.

Quels sont les symptômes du coronavirus ?

Les symptômes du coronavirus les plus décrits sont ceux d'une grippe ou d’une infection respiratoire aiguë. D’autres formes plus sévères ont aussi été observées. Voici les signes d’alerte permettant de reconnaître une personne contaminée :

  • Fièvre (peu élevée et progressive), frissons, tremblements ;
  • Toux sèche persistante ;
  • Malaise général, fatigue ;
  • Douleurs musculairescourbatures ;
  • Céphalées ;
  • Difficultés respiratoires ;
  • Anomalies pulmonaires détectables ; 
  • Éventuellement maux de gorgeécoulement nasaldiarrhée, vomissements ou anosmie ; 
  • Perte du goût et de l'odorat observée chez certains jeunes patients (23-45 ans).
  • Signes digestifs (type diarrhée) observés chez certains sujets âgés.
  • Etat confusionnel et chute, chez les patients âgés.
  • Lésions cutanées : rougeurs, eczéma, acrosyndromes, énanthèmes (des taches rouges sur les muqueuses).



Coronavirus : 8 symptômes moins connus à surveiller


Coronavirus : 8 symptômes moins connus à surveiller
Fièvre, toux, maux de tête, courbatures… Les symptômes les plus fréquents du Covid-19 commencent à être bien connus. Mais d’autres, plus rares, doivent également vous alerter. Anosmie, conjonctivite, chute...


Ces symptômes apparaissent après un temps d'incubation pouvant aller jusqu'à 14 jours. Cette durée d'incubation “durerait en moyenne 6 jours”, précise le Dr Kierzek, interrogé par Medisite. Notez également que certaines personnes peuvent contracter le coronavirus sans jamais présenter aucun symptôme. On dit alors qu'ils sont porteurs sains, ou asymptomatiques. 

Les premiers signes observés sont souvent une fièvre, accompagnée de toux, signes présents dans la majorité des cas (mais pas toujours). Cette fièvre n’est, en principe, pas très élevée, et s'élève graduellement pour avoisiner les 38 à 39°C. On ne la sent pas nécessairement monter. La toux, elle aussi, apparaît de manière progressive. Celle-ci est décrite comme sèche : le malade ne crache pas. Les maux de têtes, la fatigue et les douleurs musculaires font aussi partie des premiers symptômes du Covid-19. 

Chez les personnes âgées, des signes avant-coureurs peuvent survenir 4 à 5 jours avant l'apparition de fièvre ou de signes respiratoires. Il s'agit généralement de troubles digestifs (diarrhée, vomissements), d'une confusion et d'étourdissements pouvant entraîner une chute



Covid-19 : comment le différencier de la grippe saisonnière ?


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Les symptômes du Covid-19 sont très proches de ceux de la grippe et du syndrome grippal. Alors comment différencier ces pathologies ? Medisite fait le point.


Définition des cas possibles  

Santé Publique France définit les cas possibles comme suit : 

a) Toute personne présentant des signes cliniques d’infection respiratoire aiguë avec une fièvre ou une sensation de fièvre,
ET
Ayant voyagé ou séjourné dans une zone d’exposition à risque dans les 14 jours précédant la date de début des signes cliniques. Il s'agit des pays pour lesquels une transmission communautaire diffuse de Covid-19 est décrite. 

b) Toute personne présentant des signes cliniques d’infection respiratoire aiguë dans les 14 jours suivant l’une des expositions suivantes :

  • Contact étroit d’un cas confirmé de COVID-19, pendant que ce dernier était symptomatique ;
  • Personne co-exposée, définie comme ayant été soumise aux mêmes risques d’exposition (c’est-à-dire un voyage ou séjour dans une zone d’exposition à risque) qu’un cas confirmé.

Définition des cas confirmés

Santé Publique France définit les cas confirmés comme "toute personne, symptomatique ou non, avec un prélèvement confirmant l’infection par le SARS-CoV-2".

Un auto test fiable pour détecter le coronavirus est disponible en ligne

Un auto test en ligne du nom de maladiecoronvirus.fr, développé sous l'impulsion du ministère de la Santé et de l'insitut Pasteur est désormais disponible pour prediagnostiquer le coronavirus. Objectif : vous permettre d'évaluer si votre état est inquiétant et nécessite une prise en charge médicale en urgence.



Coronavirus : un autotest fiable en ligne pour détecter la maladie


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Développé sous l'impulsion du ministère de la Santé et de l’institut Pasteur, ce test permet en à peine 3 minutes de détecter et orienter les malades graves. Son but : vous permettre d'évaluer si...


Se protéger du coronavirus : adoptez ces gestes !

Quelle prévention à l'échelle individuelle ? 

Un strict respect des précautions standard d'hygiène est recommandé. A savoir : 

  • Le lavage des mains régulièrement ; 
  • La désinfection des surfaces. 

Les premières recommandations du gouvernement indiquaient que le port d'un masque par une personne saine n'était pas suffisant pour se protéger. Un discours qui a toutefois évolué au cours des dernières semaines. Une chose est sûre, le port du masque par un cas confirmé est utile pour éviter la propagation du virus par la salive. L'Académie de médecine préconise d'ailleurs un port obligatoire de masque antiprojection par toute la population.

Les masques "de protection respiratoire" (de type FFP2), actuellement réservés aux soignants, sont quant à eux efficaces en protection, puisqu'ils filtrent 94 % des particules mesurant jusqu'à 0,6 micromètre, présentes dans l'air inspiré. Les postillons pouvant contenir le virus sont donc bloqués par ces masques. 

© Istock

Traduction : Médisite

2019-nCoV : ces contacts augmentent vos risques d'être contaminé !

Dans la mesure où le virus se transmet par les gouttelettes de salive, avoir été en contact étroit avec un patient contaminé vous expose à un risque de développer la maladie. 

Santé Publique France définit les "contacts étroits" comme suit : 

  • les personnes ayant partagé le même lieu de vie que le patient malade lorsque celui-ci présentait des symptômes, ou ;
  • des personnes ayant eu un contact direct, en face à face, à moins d’1 mètre du patient malade au moment d’une toux, d’un éternuement ou lors d’une discussion ;
  • les flirts ; amis intimes ;
  • les voisins de classe ou de bureau ;
  • les voisins du cas dans un avion ou un train, ou les personnes restées dans un espace confiné avec le patient malade (voiture individuelle par exemple).

Malade du coronavirus : comment ne pas contaminer sa famille et ses proches ?

Jusqu'à présent, les personnes atteintes du coronavirus ont contaminé leur famille et leurs proches. Les individus se sont contaminés entre eux.

Si vous êtes contaminé ou êtes confiné avec une personne contaminée, voici les mesures anti coronavirus à suivre : 

  • La personne contaminée doit être mise à l'écart des autres. Elle doit être mise en "quarantaine" dans une chambre fermée. Il faut créer deux milieux de vie pour que l'un d'entre eux reste le plus sain possible.
  • Cette personne doit porter un masque chirurgical pour ne pas contaminer ses proches.
  • Ce masque doit être renouvelé tous les jours.
  • Le malade doit, chaque fois qu'il se rend aux toilettes, nettoyer les WC à l'aide d'un désinfectant après son passage. Même chose pour tout objet touché et partagé avec les autres membres (lavabo, douche, etc.).
  • Il doit limiter drastiquement ses contacts avec les objets communs à toute la famille s'il est contraint de sortir de sa zone de confinement : ne pas toucher aux poignées de portes, au meubles, à la télécommande, aux téléphones...
  • Les mouchoirs utilisés doivent être jetables, et jetés immédiatement après usage.
  • Une personne peut être désignée pour s'occuper du malade et limiter l'exposition directe au virus des autres membres.
  • Les lieux de vie doivent être aérés plusieurs fois par jour pour diminuer la présence des particules virales.
  • Le lavage des mains au savon ou avec une solution hydroalcoolique de tous les membres de la famille est indispensable, plusieurs fois par jour, idéalement toutes les heures. Cette mesure doit être appliquée par la personne s'occupant du malade chaque fois qu'elle sort de sa chambre.
  • Les objets utilisés par le malade ne doivent pas être partagés et régulièrement désinfectés (couverts, serviettes, etc.).



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Alors que le coronavirus fait des ravages, vous êtes nombreux à chercher les meilleures solutions pour vous prémunir. Mais comment réagir si le virus contamine un de vos proche ? Comment éviter...


Stades épidémique 1, 2, 3 : quelles sont les mesures mises en place ?

Depuis la pandémie H1N1 en 2009, il existe 3 stades d'épidémie. Depuis le 14 mars, nous sommes au stade 3 compte-tenu de la flambée des cas. La porte-parole du gouvernement, Sibeth NDiaye, avait déclaré le 3 mars sur France Info qu'elle craignait "qu’il ne soit difficile d’échapper à la phase épidémique", dite de stade 3. Retour sur les 3 phases d'épidémie et ce à quoi correpond le niveau d'alerte le plus élevé... auquel nous sommes.

  • Stade 1 : ce stade se traduit par des mesures visant à freiner l'introduction du virus. Concrètement : les autorités recensent les patients suspects, les place en confinement, retrace en cas de positivité, leur parcours, et joint les personnes avec qui ils ont été en contact pour les soigner. En parallèle le gouvernement met en place des mesures pour protéger les personnels soignants, constituer des stocks de produits de santé, ouvrir des plateformes d'information, et contrôle l'état de santé des voyageurs.
  • Stade 2 : ce stade a pour but d'endiguer la propagation du virus  après l’apparition de foyers à différents endroits sur notre sol, avec des regroupements de patients dits "clusters". Objectif : freiner les contaminations et laisser le temps aux établissements de santé de se préparer à l’épidémie et un éventuel passage en stade 3. Concrètement : certains établissements scolaires à risques sont fermés, les déplacements de certaines populations peuvent être limités, le télétravail conseillé. Les manifestations publiques de plus de 5 000 personnes sont annulées. En cas de risques d'exposition au virus, les individus sont mis en quarantaine.
  • Stade 3 : c'est le stade dit "épidémique". Le virus circule activement sur le territoire. Il s'agit alors pour les autorités de limiter ses effets. Tous les efforts doivent être déployés pour contrôler la situation. Même s'il est difficile de se prononcer sur la durée de ce stade pour l'heure, le ministère de la Santé estime qu'il pourrait s'étaler sur  8 et 12 semaines.



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Le stade épidémique 3 : les conséquences au quotidien

Les cas de Covid-19 explosant, le gouvernement a changé de stratégie et est passé au stade épidémique 3. Objectif : limiter la contagion grâce à des mesures barrières, mais aussi réduire la charge sur le système de santé ou encore renforcer notre capacité de réponse sanitaire. 

Voici les mesures mises en place : 

La fermeture des structures suivantes :

  • Crèches,
  • Établissements scolaires, d'enseignement et de formation,
  • internats et établissements d'accueils collectifs de mineurs.

Le renforcement de la protection de populations fragilisées :

  • personnes âgées,
  • personnes handicapées,
  • enfants,
  • personnes sans domicile fixe…

La limitation de tous rassemblements :

  • Les moyens de transports individuels sont préconisés.
  • Les déplacements individuels non essentiels sont ultra restreints. Après une première attestation de déplacement dérogagoire rendue obligatoire le 17 mars 2020, les règles de confinements ont été durcies. Tout Français doit donc se conformer au strict respect d'une nouvelle attestation de déplacement dérogatoire plus restrictive, en ligne depuis le 24 mars 2020 au soir, également disponible sur smartphones.
  • Le télétravail est vivement encouragé par exemple (sauf impossibilité).

Le stade 3 doit maintenir les secteurs d'activité vitaux

Le stade 3 implique également la mobilisation de personnels publics ou la mise en place de soutiens financiers aux foyers touchés par la pandémie. 

Enfin ce stade épidémique doit permettre de maintenir les secteurs d'activité vitaux (gouvernement, défense, distribution d'eau potable, traitements des déchets, santé, justice, services bancaires, gestion des énergies...).

Quelles sont les personnes à risque face à cette pneumonie virale ?

Selon les dernières informations de Santé Publique France pour l'heure, les personnes à risque d’être contaminées par le coronavirus 2019-nCoV sont celles :

  • Ayant eu un contact étroit avec un cas confirmé d’infection au SARS-CoV-2, pendant que ce dernier était symptomatique ou non ;
  • Ayant travaillé ou ayant séjourné dans un hôpital dans lequel un cas d’infection au nCoV a été confirmé ;
  • Souffrant de pathologies chroniques et fragilisées par leurs maladies (problèmes cardiaques, diabète, cancers...).
  • Étant âgées.
  • Ayant visité ou travaillé dans un marché d’animaux vivants à Wuhan, en Chine ou revenant de cette zone.

Quelles sont les personnes à risque de contracter une forme grave de Covid-19 ?

Si tout le monde peut contracter le virus SARS-CoV-2, certaines personnes sont plus susceptibles de développer de graves complications, pouvant nécessiter une hospitalisation en réanimation, voire entraîner le décès. À savoir : 

  • les personnes âgées de plus de 65 ans ;
  • les personnes atteintes d’une maladie chronique ou fragilisant leur système immunitaire (antécédents cardiovasculaires, diabète et obésité, pathologies chroniques respiratoires, cancers, insuffisance rénale, cirrhose, splénectomie, drépanocytose…) ;
  • les femmes enceintes au 3ᵉ trimestre de grossesse.

Forme grave de Covid-19 et scléroses en plaque : les facteurs de risque identifiés

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire du système nerveux central. Cette pathologie qui touche les adultes jeunes, provoque un handicap neurologique. Une étude menée par les équipes du service de neurologie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP, de l’Institut du Cerveau, de Sorbonne Université et du service de neurologie du CHU de Strasbourg a été menée pour identifier les f acteurs de risque de développer une forme sévère du COVID-19 pour les patients atteint de cette maladie.

L’équipe de scientifiques français ont suivi plus de 350 patients. Ils ont découvert les facteurs augmentant les risques d’être atteints d’une forme grave du covid chez les personnes atteintes de sclérose en plaques : 

  • le handicap neurologique (mesuré par le score EDSS) ;
  • l'âge ;
  • l’obésité.

L’Inserm dans son communiqué annonçant la publication de cette recherche dans la revue scientifique JAMA Neurology le 26 juin 2020 précise “le taux de mortalité était de 3.5%, légèrement plus élevé que le taux attendu dans cette population ayant un âge moyen de 44 ans”.

En revanche, l’étude montre que les traitements de la sclérose en plaques n'entraîne pas un risque plus élevé de COVID sévère.

L'asthme augmente-t-il le risque de contracter le Covid-19 ? 

L'asthme a longtemps été considéré comme faisant partie des comorbidités qui augmentent le risque de souffrir d'une forme grave de Covid-19. Mais une récente étude américaine, publiée dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology, suggère le contraire. 

"Les personnes asthmatiques - même celles dont la fonction pulmonaire est diminuée et qui suivent un traitement anti-inflammatoire - ne semblent pas être plus affectées par le SARS-CoV-2 qu'une personne non asthmatique", écrivent les chercheurs de l'Université Rutgers (New Jersey). 

Les données disponibles ne suffisent pas, en revanche, à expliquer ces observations. La cause pourrait être physiologique, ou résulter du traitement utilisé pour réduire l'inflammation liée à l'asthme. Les corticoïdes inhalés pourraient, en effet, réduire la capacité du virus à infecter les sujets, bien que cela reste une hypothèse. 

En outre, le confinement peut aussi jouer un rôle dans le contrôle de l'asthme, puisqu'il réduit l'exposition aux déclencheurs saisonniers (pollens, allergènes et autres virus respiratoires), et ainsi améliorer la santé globale. 

Qu’est-ce qu’un cluster ?

Le terme de cluster vient de l’anglais. Cela signifie "grappe". Dans le cadre de la pandémie de Covid-19, il s’agit de l’apparition de foyers de contamination. Selon Santé Publique France, un cluster est un “foyer de transmission ou épisode de cas groupés”, ou survient "au moins trois cas confirmés ou probables, dans une période de sept jours, et qui appartiennent à une même communauté ou ont participé à un même rassemblement de personnes, qu'ils se connaissent ou non". Ces cas non-isolés sont très surveillés par les autorités depuis le déconfinement.

Pourquoi de nombreux clusters sont apparus dans des abattoirs ?

Aussi bien en France que dans le monde, plusieurs clusters sont apparus dans des abattoirs. Les scientifiques ont avancé plusieurs raisons pour ce phénomène. Pour eux, le froid, l’humidité des lieux, et l'a bsence de lumière naturelle favorisent les transmissions de COVID-19.

Interrogé par des médias australiens, le Dr Thomas Kamradt, immunologiste et professeur à l'hôpital universitaire de l’Université Friedrich-Schiller à Iéna (Allemagne) a expliqué "les cadavres d'animaux doivent être aspergés d'eau tout le temps, donc vous avez des aérosols, et il fait froid ... c'est quelque chose qui mérite définitivement une enquête très approfondie". De plus, les employés des abattoirs travaillent très proches les uns des autres, ce qui favorise aussi la transmission du coronavirus.



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Coronavirus 2019-nCoV : combien de temps dure la maladie ?

La période d’incubation est le temps qui s’écoule entre l’infection et l’apparition des symptômes cliniques de la maladie. La durée d’incubation du coronavirus est d'environ 3 à 7 jours, mais elle peut atteindre 14 jours. L’Organisation Mondiale de la Santé recommande que les contacts des cas confirmés soient suivis pendant 14 jours. La durée de la maladie est encore incertaine.

Contagion : comment se transmet le coronavirus ?

Après des premiers tests de laboratoire, qui n’ont révélé “aucune transmission apparente d’homme à homme”, des experts ont finalement découvert que le virus pouvait bien être transmis entre humains

"La transmission interhumaine à Covid-19 se fait par la projection de gouttelettes (postillons, ndlr) et par un contact direct manu porté ou par l’intermédiaire de surfaces souillées", indique le Minisitère de la Santé dans un guide méthodologique à destination des professionnels de santé.

Le virus peut survivre quelques heures sur des surfaces inertes sèches, et pendant plusieurs jours en milieu aqueux. Une personne contaminée à Covid-19 n'est contagieuse que lorsqu'elle présente des symptômes. 

Un communiqué du National Health Commission of the People’s Republic of China, publié le 22 janvier 2020, précise : “les experts en santé conviennent qu'il existe une possibilité de mutation du virus”, ce qui pourrait accélérer sa propagation.



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COVID-2019 : une contagiosité exponentielle

En février 2020, des scientifiques estiment que le coronavirus pourrait bientôt infecter 2/3 de la population mondiale. "Il y a une possibilité que 60 % de la population mondiale finisse par contracter le virus", indique le Pr Gabriel Leung, de la Hong Kong University. 

La statisticienne et conseillère de l'OMS, Ira Longini, va dans le même sens. "Avec une contamination moyenne de 2,5 personnes par cas, le taux de contagion du coronavirus COVID-19 peut atteindre 60 à 80 %", précise-t-elle.



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Qui, quand consulter en cas de suspicion de contamination ?

"Au moindre symptôme, il est indispensable de prendre rendez-vous avec votre médecin pour décider s’il doit vous prescrire un test à réaliser rapidement. Aujourd’hui, les test RTPCR, qui sont réalisés dans de bonne conditions techniques, sont fiables", détaille Jérôme Salomon, directeur général de la Santé. Le test virologique pour vous être prescrit, "car c’est celui qui nous permet de savoir si on est actuellement porteur du virus.

Le test virologique, RTPCR, est réalisé par un prélèvement nasopharyngé. Il permet de dire si, oui un non, la personne est porteuse du virus au moment ou on fait le prélèvement.

"S’il est positif, c’est que vous êtes atteints par le Covid-19. Dans ce cas, continuez à vous isoler strictement à domicile, respectez les gestes barrières. Surveillez votre état de santé, prenez votre température à intervalle régulier. En cas de difficultés respiratoires ou essoufflements, appelez le 15. Moins de 24 heures après le test, s’il est positif, vous serez contacté par votre médecin traitant. Il va ensuite s’agir d’identifier vos personnes contacts pour les tester à leur tour", poursuit Jérôme Salomon.

Quelles complications peut entraîner le virus 2019-nCoV ?

Chez les personnes âgées et les patients immunodéprimés, la maladie peut prendre une forme plus grave, et entraîner une insuffisance respiratoire ou des complications cardiaques, explique la Commission municipale de l'hygiène et de la santé de Wuhan sur son site Internet. Ce coronavirus peut également entraîner la mort du patient. 

Toutefois, le Covid-19 ne s'avèrerait mortel que dans 3,4 % des cas selon l'OMS.  L'infection au coronavirus serait bénigne  dans la majorité des cas. 

Coronavirus chinois : quels examens et analyses ?

Un test diagnostique dit PCR spécifique a été développé par le Centre national de référence des virus des infections respiratoires de l’Institut Pasteur. Celui-ci permet de détecter le virus SARS-CoV-2 sur des prélèvements d'origine respiratoire. Pratiqué par le personnel médical, il est effectué sur des personnes présentant des symptômes avancés. Deux autres types de tests sont attendus. D'abord des tests rapides dont le gouvernement a passé commande et qui devraient à partir d'un prélèvement sanguin pouvoir donner des résultats en quelques minutes seulement. Ensuite des tests sérologique qui permettent de savoir si l'on a été infecté ou non qu'on soit symptômatique ou pas. Ces derniers pourraient être particulièrement utiles au moment du déconfinement.

Quel est le traitement du virus ?

"Les patients potentiellement infectés par le SARS-Cov2 doivent être pris en charge dans l’un des établissements identifiés sur le territoire français pour la prise en charge des cas possibles et confirmés d'infections à MERS-CoV", indique l'Institut Pasteur. 

Les patients y sont accueillis dans des chambres à pression négative : la pression de la pièce est abaissée sous le niveau de l'extérieur, afin d'empêcher l'air et les potentiels agents pathogènes qu'il pourrait véhiculer de sortir.

Le traitement de Covid-19 est symptomatique

À ce jour, il n’existe pas encore de traitement contre 2019-nCoV. Dans la mesure où il s’agit d’une forme de coronavirus encore inconnue, les scientifiques doivent en apprendre davantage sur lui, pour pouvoir mettre au point un traitement. Ce dernier est donc, pour l’instant, symptomatique. En cas de détresse respiratoire, les malades sont mis sous respirateurs artificiels par exemple. Cela ne les soigne pas, mais les maintient en vie.

"Cela dit, la famille des Coronavirus est très grande et à ce jour on ne dispose d'aucun traitement efficace contre un coronavirus quelconque : ce n'est pas du tout gagné. En revanche, il sera peut-être possible de préparer un vaccin", précise le Dr Stéphane Gayet, infectiologue hygiéniste au CHRU de Strasbourg.

Essais clinique : la Chloroquine sous le feu des projecteurs

De nombreux programmes français et européens et des essais cliniques, sont en cours afin d’améliorer le diagnostic, la compréhension et la prise en charge de cette maladie, rapporte le gouvernement.

Au sein d’une étude parue dans la revue Cell research, des scientifiques chinois affirment qu’un traitement contre le paludisme pourrait soigner le coronavirus. Il s’agit de la chloroquine, médicament employé contre le paludisme, que ce soit en préventif ou en curatif. Si ce traitement ne fait pas l’unanimité chez les experts comme pour le prix Nobel de médecine Françoise Barré-Sinoussi qui appellelait à la plus grande prudence le 24 mars 2020, l’Institut Méditerranée Infection (IHU) à Marseille a utilisé ce médicament pour tenter de soigner le coronavirus.

Bien avant les propos du prix Nobel, une étude clinique a été lancée par le professeur Didier Raoult, directeur de l’IHU Méditerranée Infection (Marseille). Dans une intervention, déroulée le lundi 16 mars, l’expert livre les résultats préliminaires, qui semblent "spectaculaires" : au bout de six jours de traitement par Plaquenil, 25 % seulement des patients seraient encore porteurs du virus, la proportion étant de 90 % chez ceux ne recevant pas le traitement. La charge virale à J + 6 serait encore plus basse chez les malades traités en plus par un antibiotique, l’azithromycine. Une publication scientifique est attendue.

Néanmoins, plusieurs experts se montrent réticents face à ce traitement, au vu de ses effets indésirables. Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, a indiqué que ces essais cliniques étaient "prometteurs" et seraient étendus sur un plus grand nombre de patients. "Ils seront réalisés avec une équipe indépendante du Pr Raoult", a-t-elle précisé à l’issue du Conseil des ministres, en soulignant néanmoins qu’à ce stade, "nous n’avons pas de preuve scientifique" que ce traitement fonctionne.



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La chloroquine pas efficace contre la COVID-19, selon une nouvelle étude

Le professeur Didier Raoult a ardemment défendu ses résultats sur la chloroquine face au COVID-19. Toutefois, une nouvelle étude appuie les scientifiques qui remettent en cause son travail. Des chercheurs de 8 instituts français viennent de publier un article dans la revue Nature qui assurent que ce médicament antipaludique n’est pas efficace contre le nouveau coronavirus. 

L'expérience qui leur a permis de parvenir à cette conclusion, a été menée sur une trentaine de primates infectés par le SARS-CoV-2. L’équipe leur a donné de la chloroquine et de l’azithromycine (un antibiotique) à différents moments de la maladie.

Le Dr Roger Legrand, responsable d'unité de recherche au CEA, qui a travaillé sur cette étude explique : "premier résultat, c'est qu'en prévention, en commençant le traitement avant l'infection, il n'y a eu aucune efficacité de l'hydroxychloroquine.  Les animaux se sont infectés de manière identique aux animaux traités par un placebo”. Le médicament ne permet pas non plus de lutter contre l’infection qu’il soit administré le jour de la contamination, 5 jours après ou lorsque les symptômes apparaissent. Le chercheur français l’assure "concrètement, la quantité de virus présente dans l'organisme est identique".

Plusieurs travaux scientifiques, réalisés sur l’homme ou in-vitro depuis l’apparition du COVID-19 et la parution des recherches du Dr Didier Raoult, étaient parvenus à des conclusions similaires.

Quarantaine : qui fait l'objet de mesures de confinement et quand ?

Confinements, isolements, quarantaines... quelles différences mais surtout qui est concerné et à partir de quand ? 

Actuellement on différencie deux types de cas concernés par ce type de mesures d'isolement ("quarantaine" est un mot ancien et c'est un abus de langage. En effet la période de confinement de nos jours, ne dure plus 40 jours) : 

  • Les  cas sans symptôme, le plus souvent incité à rester chez eux. On parle alors de confinement ou d'isolement à domicile.
  • Les cas symptomatiques  qui, eux, doivent être placés en chambre isolée dans un hôpital habilité.

Le confinement ou isolement à domicile, c'est quoi ?

Tout individu revenant depuis moins de 14 jours d'une zone de circulation active duCovid-19, sans pour autant en présenter le moindre symptôme, doit rester confinée pendant 14 jours à son domicile. La règle est la même pour les personnes présentant un risque élevé d'avoir été en contact avec un cas confirmé de nouveau coronavirus.

Les mesures de confinement imposent alors au sujet concerné de :

  • Rester à domicile ;
  • Éviter tous contacts avec son entourage familial (sauf port d'un masque chirurgical) ;
  • Se laver les mains très souvent et/ou utiliser une solution hydro-alcoolique ;
  • Surveiller sa température fréquemment et l'apparition de symptômes.

Isolement à l'hôpital : quelles sont les personnes concernées ?

  • Tout cas suspect diagnostiqué par un professionnel de santé est signalé au SAMU. Ce dernier le met en relation avec un infectiologue qui le prendra en charge s'il est classé comme "cas possible" suite à un questionnaire. Dans le cas contraire, il est redirigé vers un médecin traitant.
  • Le SAMU prend sur le champ en charge tout patient diagnostiqué comme "cas possible", selon un protocole de transport stricte.
  • Le patient est ensuite  isolé dans l'un des services d'infectiologie présent dans les hôpitaux habilités Covid-19. Un  test diagnostic (RT-PCR SARS-CoV-2) permet alors de le définir comme "cas confirmé" ou non (si résultat négatif). En cas de résultat positif, le patient est hospitalisé dans une chambre isolée.

Origine et causes de l’épidémie de coronavirus 

La plupart des patients frappés initialement par le virus sont des commerçants du Huanan Seafood Wholesale Market, un marché de gros local spécialisé dans les fruits de mer. Ce dernier a été fermé dès la découverte des premiers cas de Covid-19. Le jeudi 23 janvier, les métropoles de Wuhan et Huanggang ont été placées en quarantaine. Le lendemain, 13 municipalités ont adopté des mesures de confinement. 

Les premières transmissions ont pu se faire par les animaux

Outre les fruits de mer, le marché de Huanan vendait également des oiseaux, des serpents, des lapins ainsi que leurs organes internes. La source première de cette épidémie pourrait donc bien être les animaux. Selon les hypothèses les plus probables, la chauve-souris et le pangolin seraient en cause dans la propagation de l'épidémie. 

"Un virus à 96 % identique au SARS-Cov-2 a été identifié chez des chauves-souris capturées en Chine. La chauve-souris est donc très vraisemblablement le réservoir du virus", indique le site de l'Institut Pasteur. Mais l'animal qui a permis sa transmission à l'homme serait le pangolin. 

Carte : la région du Wuhan, en Chine, épicentre de l'épidémie

Carte : la région du Wuhan, en Chine, épicentre de l'épidémie© Creative Commons

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Coronavirus chinois : sites d’informations et associations

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