Paclitaxel: ce médicament utilisé en chimiothérapie pourrait provoquer le développement de cancer

Publié le 02 Janvier 2019 par Bénédicte Demmer, journaliste santé
Des chercheurs Suisse s'inquiètent après avoir découvert un risque de développement d'un autre cancer chez les personnes soumises à un traitement à base de Paclitaxel ou de Doxorubicine dans le cadre d'un traitement néo adjuvant afin de faciliter l'ablation d'une tumeur. 
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En cas de cancer du sein, il arrive que les médecins envisagent un traitement néoadjuvant, juste avant l'intervention chirurgicale. Si la tumeur réagit, ils permettent de réduire sa taille, mais il semblerait que dans certains cas ce soit plutôt l'inverse. Les résultats d'une étude menée par l'Experimental Cancer Research Institute aient démontré que les médicaments à base de Paclitaxel (Taxol®) et de Doxorubicine (Adriamycin®), utilisés en chimiothérapie en tant que traitement néoadjuvant pourrait favoriser le développement de tumeur dans d'autres organes du corps.

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Ils favorisent la diffusion d'une protéine qui favorise le cancer

Selon les scientifiques, si la tumeur résiste au traitement il y a plus de risques pour que le cancer métastase, c'est-à-dire qu'il se répande dans d'autres parties du corps. Pour en arriver à cette constatation, les chercheurs ont d'abord observé comment fonctionnait le médicament sur des tumeurs du sein. Selon eux, dans certains cas, une fois l'un de ces 2 médicaments dans l'organisme, la tumeur du sein s'est mise à diffuser des exosomes dans le sang, des sortes de micro sacs remplis d'un fluide contenant notamment une protéine appelée annexin-A6. Ce qui a mis la puce à l'oreille des scientifiques concernant les médicaments, c'est que lorsque la tumeur n'a pas été traitée avec, les exosomes diffusés par la tumeur ne contiennent pas la protéine.

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Dans un seconde temps, le groupe d'étude a donc décidé de reproduire l'expérience, mais en bloquant, la diffusion de la fameuse protéine Annexin-A6 après la diffusion du traitement néoadjuvant. Ils ont alors remarqué qu'aucun cancer secondaire ne s'était diffusé dans les poumons.

Les chercheurs poursuivent maintenant leur étude afin de trouver comment rendre le traitement, malgré tout plus bénéfique que dangereux, à l'heure actuelle, moins à risque d'effets secondaires pouvant déclencher la diffusion du cancer dans un autre organe.

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