Cancer du Thymus : les symptômes

Le thymus est une glande qui se trouve dans le thorax. Un cancer du thymus est très rare mais est cependant très agressif. Se propageant notamment aux poumons, certains symptômes peuvent être reconnus. Etat des lieux avec le Pr Nicolas Girard, médecin pneumologue, spécialiste du cancer du poumon et de tumeurs rares thoraciques à l'Institut Curie.

Qu'est-ce qu'un cancer du Thymus ?

Qu'est-ce qu'un cancer du Thymus ?© IstockC’est où ? Le thymus est une petite glande située dans le cou en haut du thorax dans un couloir qui sépare les deux poumons. Dans ce couloir appelé aussi médiastin, on retrouve la trachée, l’œsophage, des vaisseaux, ganglions etc.

Quel est son rôle ? Le thymus se développe et grossit dès le plus jeune âge jusqu’à la puberté. Puis, il rétrécit petit à petit à l’âge adulte jusqu’à devenir un petit morceau graisseux. Constitué de cellules épithéliales (cellules qui recouvrent la surface du thymus) et de cellules lymphocytes qui jouent un rôle majeur dans l’immunité, on peut en déduire que le thymus permet alors l’installation et le bon fonctionnement du système immunitaire chez l’enfant. En France, on observe 250 nouveaux cas par an du cancer du thymus. D’après le Pr Nicolas Girard "les tumeurs thymiques surviennent essentiellement chez l’adulte entre 40 et 50 ans. Les circonstances de découverte sont variables. La plupart des tumeurs du thymus sont découvertes de façon fortuite".

Les chances de survie ? Les statistiques de survie de ce cancer sont des estimations très générales qui doivent être interprétées avec prudence car il est rare et touche le système immunitaire. Les causes qui le provoquent peuvent donc provenir de plusieurs facteurs qui ne sont pas encore bien reconnus par les professionnels de santé. Cependant, d’après la Société canadienne du cancer, "après cinq ans la chance de survie est de 66 %, ce qui signifie qu’une personne ayant reçu un diagnostic de cancer du thymus aurait, en moyenne, six chances sur dix de vivre au moins cinq ans à la suite de son diagnostic comparativement à une personne dans la population générale. Aux États-Unis, la survie relative après dix ans est de 51 %". Pour le Pr Nicolas Girard, pour 30% des patients les tumeurs ne sont pas opérables car le diagnostique étant difficile, les médecins s’aperçoivent souvent trop tard de la présence de la tumeur. Cependant, dans 80% des cas, "la chimiothérapie permet de diminuer la taille de la tumeur, qui peut mesurer entre 4 cm et 20 cm et qui permet ensuite de l’opérer. Malheureusement, les rechutes sont très fréquentes et très tardives 10-15 ans plus tard", explique notre pneumologue.

Vidéo : Cancer du poumon : les signes d’alerte

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Source(s): Remerciements au Pr Nicolas Girard, médecin pneumologue, spécialiste du cancer du poumon et de tumeurs rares thoraciques à l'Insitut Curie.
Syndromes paranéoplasiques, Le manuel MSD
myastenie.fr
L’hypogammaglobulinémie dans un service de médecine interne : à propos de 48 cas, La revue de Médecine Interne, juin 2018
Comprendre l’anémie, Amelie.fr
Réseau tumeurs et THYMiques et Cancer, Rytmnic.org
Cancer du Thymus, Société canadienne du cancer
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