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Côlon : la chirurgie indispensable

chieurgie cancer côlonLa chirurgie est indispensable dans 95% des cas de cancer du côlon. Elle consiste à retirer la partie de l’intestin où se trouve le cancer. Quand on retire la partie du côlon malade (ou « gros intestin »), on parle de colectomie. « Il s'agit d'une opération simple, sans séquelle, et sans stomie (c'est-à-dire sans « poche ») », indique le Pr Pierre Michel.

A savoir : « Le traitement par les voies naturelles pendant la coloscopie est également possible dans les tumeurs superficielles. Au cours de cet examen de dépistage, on ôte la tumeur et c'est terminé. »

Rectum : la chirurgie peut-elle éviter l’incontinence ?

cancer côlon incontinenceLa chirurgie fait partie des traitements du cancer du rectum. « L'enjeu principal est de sauver la fonction sphinctérienne et d'éviter l'incontinence », explique le Pr Pierre Michel, gastro-entérologue. « Pour essayer de conserver le sphincter*, le chirurgien va découper en suivant le petit feuillet qui entoure le rectum, le mésorectum, sans toucher aux nerfs pelviens ni aux muscles sphinctériens. »

A savoir : Si la tumeur est située trop près du rectum, la pose d’un anus artificiel est parfois inévitable.

*sphincter : muscle qui resserre l’anus en assurant la continence

Rectum : la radiothérapie pour éviter les récidives

cancer côlon radiothérapieEn de cancer du rectum, la radiothérapie est utilisée en association à la chirurgie, mais réalisée avant. « Elle permet de « stériliser » la zone avant l'opération ce qui entraîne une réduction des risques de rechute », précise le Pr Pierre Michel.

La plupart du temps, la radiothérapie dure 4 à 5 semaines, à raison d'une séance quotidienne d'une dizaine de minutes et ne nécessite pas d'hospitalisation. Les conséquences peuvent être des diarrhées et des irritations locales. Une pause de 6 à 8 semaines est prévue entre la fin de la radiothérapie et la chirurgie.

La chimiothérapie pour prolonger l’espérance de vie

cancer côlon chimiothérapieLa chimiothérapie peut être utilisée dans le traitement du cancer du rectum. « Une chimiothérapie légère, sous forme de comprimés, est désormais souvent prescrite en même temps que la radiothérapie, avant la chirurgie », précise le Pr Pierre Michel. Pour les cancers du côlon, un traitement plus lourd de chimiothérapie peut être proposé à la place de la chirurgie lorsque celle-ci n'est pas possible ou après, afin de diminuer les risques de récidive.

A savoir : En présence de métastases dans le foie ou le poumon, la chimiothérapie permet d'espérer une survie de plusieurs années.

La pose d’une « poche », fréquent ou pas ?

cancer côlon stomie« La colostomie est une ouverture pratiquée sur le ventre, ou, pour des raisons esthétiques, entre les fesses, afin de permettre l'évacuation des selles », explique le Pr Pierre Michel, gastro-entérologue.

« Elle est pratiquée dans deux cas : de façon provisoire pour permettre la cicatrisation du côlon avant la reprise d'un transit normal. De façon définitive dans le cas de certains cancers du rectum. Sur l'ensemble des cancers colorectaux, la stomie (pose d’une poche) ne se justifie que dans 5% des cas et elle concerne moins de 30% des cancers du rectum. »

Traitements du cancer colorectal : limitez les fibres

cancer côlon régimeLes troubles du transit sont fréquents pendant les traitements et la chirurgie du côlon et justifient un régime alimentaire non irritant, en limitant notamment les aliments riches en fibres (crudités, céréales complètes).

Après la cicatrisation, la personne reprend ses habitudes alimentaires. Elle peut, pour limiter les risques de récidives, opter pour de bonnes habitudes diététiques, en limitant les aliments trop gras et en consommant régulièrement des fruits et des légumes.

Cancer colorectal : quel suivi après le traitement ?

cancer côlon suiviPendant les cinq premières années qui suivent le cancer colorectal, le patient doit faire l'objet d'une surveillance régulière afin de détecter d'éventuelles récidives ou disséminations et de les traiter le plus tôt possible.

En pratique :

- Un examen clinique tous les 3 mois pendant 3 ans, puis tous les 6 mois pendant 2 ans.
- Une échographie de l'abdomen tous les 3 à 6 mois pendant 2 ans, puis tous les 6 mois pendant 3 ans. « Elle peut être remplacée par un scanner annuel», note le Pr Pierre Michel, gastro-entérologue.
- Une coloscopie à 3 ans, puis tous les 5 ans s'il n'y a pas d'anomalie.
- Dosage des ACE (Antigène Carcino Embryonnaire) : « Il est proposé tous les 3 à 4 mois mais il n'y a pas d'études pour prouver son utilité. »

Aidez la recherche !

cancer côlon recherche« Il est très important de trouver des volontaires pour participer à la recherche », insiste le Pr Pierre Michel, gastro-entérologue. « Les patients entrant dans les études bénéficient d'une excellente surveillance et aident à améliorer la prise en charge de la maladie. Ainsi, la Fédération francophone de cancérologie digestive finance actuellement une enquête sur le suivi post-opératoire des malades atteints de cancer de stade II ou III (essai PRODIGE 13) ».

Renseignements sur le site www.ffcd.fr

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