Dangereux pour la santé, les produits à base de métam-sodium sont désormais interdits

L'ANSES annonce le 5 novembre le retrait des autorisations de mise sur le marché des produits pesticides à base de métam-sodium, utilisés dans la culture des tomates et de certaines salades par exemple. En cause, des risques pour la santé humaine.

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Utiliser pour désinfecter les sols, les pesticides à base de métam-sodium jusqu'ici autorisés au niveau européen ne pourront désormais plus être utilisés en France. Après avoir réévalué les dossiers, l'Anses a publié le 5 novembre sa décision de retirer l'ensemble des autorisations de mise sur le marché pour ces produits. "L’Anses conclut que l’ensemble de de ces usages représente un risque pour la santé humaine et l’environnement. L’Anses vient donc de notifier aux industriels son intention de retirer les autorisations de mise sur le marché de tous les produits à base de métam-sodium" indique l'autorité dans son communiqué. Une décision saluée par l'association Générations Futures : "Il aura fallu des dizaines de cas d’intoxications, cet automne, qui auront été médiatisés pour que cette décision tombe enfin" a déclaré François Veillerette, directeur de Générations Futures dans un communiqué.

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700 tonnes utilisées chaque année en France

Le métam-sodium est une substance active présente dans des produits phytopharmaceutiques utilisés pour lutter contre les bioagresseurs, tels que les champignons du sol ou les nématodes (des vers du sol dont certains s’attaquent aux cultures). Ces produits servent à désinfecter les sols avant l’installation d’une culture. Ils sont notamment employés sur des cultures maraîchères, telles que la mâche et la tomate, ou encore en horticulture. "Bien qu’ils soient appliqués sur des petites surfaces en plein champ ou sous serres, ces produits nécessitent d'être utilisés en grandes quantités pour agir avec efficacité. Ainsi, la dose d’emploi est comprise entre 300 et 1200 litres par hectare, ce qui représente près de 700 tonnes utilisées chaque année en France" précise l'Anses. Pour Générations Futures "Il faudra rester très vigilant car le dossier n’est pas totalement clos, la substance restant homologuée au niveau européen."

C'est quoi la pharmacovigilance ?

L'Agence a rappelé aux professionnels que la déclaration d’effets indésirables constitue une obligation réglementaire, en vertu de l’article L. 253-8-1 du code rural et de la pêche maritime. "Ces signalements de phytopharmacovigilance permettent à l’Agence d’agir rapidement afin de prévenir et contrôler les risques." L’objectif de la phytopharmacovigilance est de surveiller l’ensemble des effets indésirables liés aux produits phytopharmaceutiques commercialisés. Ce dispositif de vigilance couvre à la fois l’impact sur la santé humaine, l’environnement, ainsi que les phénomènes d’apparition de résistances. Sur la base des signalements reçus, l’Anses est en capacité d’intervenir pour prendre les mesures nécessaires de prévention ou de contrôle des risques liés aux produits phytopharmaceutiques.

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