Avez-vous entendu parler du "Remboursement des culottes menstruelles" ?

Publié par Publi-info
le 21/08/2026
culotte menstruelle
Istock
Jusqu’ici, passer aux culottes menstruelles demandait souvent un petit budget de départ. À partir du 1er octobre 2026, une partie de cette dépense pourra être prise en charge en France. La mesure concerne les moins de 26 ans ainsi que les personnes bénéficiant de la Complémentaire santé solidaire.

Bonne nouvelle, donc, mais avec quelques règles à connaître. Toutes les culottes de règles ne seront pas remboursées et il ne suffira pas d’en commander une sur Internet pour profiter du dispositif. Voici ce qui va changer, et ce qu’il faudra regarder avant d’acheter.

Culotte menstruelle : comment ça marche exactement ?

À première vue, elle ressemble à un sous-vêtement classique. La différence se cache à l’intérieur. Une culotte menstruelle intègre plusieurs couches de tissu destinées à absorber le flux, retenir l’humidité et éviter les fuites pendant les règles.

Elle peut être portée seule ou en complément d’une autre protection. Certaines personnes l’utilisent toute la journée, d’autres la préfèrent la nuit, pendant les journées de flux léger ou en sécurité avec une cup. Il n’existe pas vraiment une seule façon de la porter. Le choix dépend surtout du flux et de ce dans quoi on se sent à l’aise.

Son gros avantage tient à son caractère réutilisable. Après utilisation, la culotte est lavée, séchée puis portée à nouveau au cycle suivant. Elle évite donc de jeter plusieurs protections au cours d’une même journée. À force, la quantité de déchets produits diminue et les achats de protections jetables aussi.

Reste le prix au moment de s’équiper. Une seule culotte suffit rarement à couvrir plusieurs jours de règles. Il faut généralement alterner entre plusieurs modèles, notamment le temps du lavage et du séchage. C’est justement cette dépense de départ que le nouveau remboursement des culottes menstruelles devrait rendre plus facile à supporter pour une partie de la population.

 

Qui pourra se faire rembourser ses culottes menstruelles ?

À compter du 1er octobre 2026, deux publics pourront bénéficier du nouveau dispositif.

Les personnes assurées de moins de 26 ans seront concernées sans condition de ressources. Les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, ou C2S, pourront également en profiter, quel que soit leur âge. Au total, la mesure devrait concerner environ 6,7 millions de personnes.

Pour les moins de 26 ans, l’Assurance Maladie prendra en charge une partie du tarif réglementé. La mutuelle pourra ensuite compléter selon les garanties prévues dans le contrat. Les bénéficiaires de la C2S profiteront, eux, d’une prise en charge à 100 % dans les limites du dispositif.

Attention tout de même, il ne sera pas possible de renouveler son tiroir entier aux frais de l’Assurance Maladie. La prise en charge est limitée à deux protections menstruelles réutilisables sur douze mois, à partir de la date du premier achat remboursé.

Les prix sont également encadrés. Une culotte menstruelle éligible sera plafonnée à 19 € TTC. Les coupes menstruelles font elles aussi partie du dispositif, avec un prix maximal de 15,80 € TTC.

 

Quelles culottes de règles seront concernées ?

C’est probablement le point à retenir avant de faire son choix. Le remboursement ne concerne pas l’ensemble des modèles disponibles sur le marché.

Les culottes éligibles devront respecter plusieurs exigences sanitaires et techniques. Elles devront être lavables et avoir été testées par un laboratoire européen indépendant accrédité. Parmi les critères prévus figurent également la certification Oeko-Tex Standard 100, classe I ou II, ainsi qu’une tolérance validée sous contrôle dermatologique et gynécologique.

L’absorption sera elle aussi contrôlée. Elle devra dépasser 12 ml et au moins un modèle de la gamme devra atteindre 20 ml ou davantage. La gamme devra proposer au minimum huit tailles, dont une destinée aux adolescentes.

Et puisqu’une culotte menstruelle est faite pour resservir, sa résistance au lavage compte aussi. Le produit devra conserver ses propriétés après 52 cycles d’entretien, avec une variation d’absorption limitée.

Ces critères peuvent paraître très techniques, mais ils ont un intérêt concret. Ils évitent que le remboursement concerne n’importe quel sous-vêtement présenté comme menstruel sans garanties suffisantes sur ses performances.

Les protections jetables, comme les tampons et les serviettes, restent hors du dispositif. Les serviettes lavables et les protège-slips lavables ne sont pas concernés non plus.

Comment obtenir le remboursement en pharmacie ?

Pas besoin d’ordonnance ni de rendez-vous médical. À partir du 1er octobre, il faudra se rendre dans une pharmacie d’officine qui propose des protections éligibles.

Pensez simplement à prendre votre carte Vitale à jour ainsi que votre carte de complémentaire santé si vous en avez une. Le pharmacien pourra vérifier votre situation et vous présenter les références disponibles. Toutes les pharmacies n’auront pas nécessairement les mêmes culottes en stock. Si le modèle recherché n’est pas en rayon, demandez s’il peut être commandé.

Des marques spécialisées comme Elia préparent notamment leur offre pour le circuit officinal. Le nom de la marque ne suffit toutefois pas à garantir le remboursement. C’est bien le modèle proposé et son inscription dans le dispositif qu’il faudra vérifier.

Autre détail qui a son importance, les habitudes d’achat vont devoir changer pour profiter de la prise en charge. Une culotte commandée sur un site marchand, achetée en grande surface ou dans une parapharmacie de supermarché ne sera pas remboursée dans ce cadre. Les achats effectués avant le 1er octobre 2026 ne seront pas repris rétroactivement non plus.

Le remboursement ne suffira sans doute pas à financer toute une rotation de culottes pour un cycle complet. Il devrait néanmoins réduire le coût du premier équipement et rendre le réutilisable plus accessible. À partir d’octobre, il suffira de vérifier son éligibilité puis celle de la culotte choisie avant de passer en caisse.

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