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Un homme sur deux est un infidèle potentiel !

Qu'ils l'avouent ou non, beaucoup d'hommes trompent leur femme. Selon une enquête réalisée par l'institut TNS Sofres en partenariat avec les Éditions Fleuve Noir, 14% des Français avouent avoir été infidèles en 2009. Et environ un homme sur deux (48%) dit avoir été tenté.

Quand on sait que ce sont des enquêtes déclaratives et que beaucoup d'interrogés se taisent par crainte d'être démasqués... Selon le même sondage, 25% des hommes franchiraient tout de même le pas...

Des chiffres à rapprocher aussi des constats établis par différents sites de rencontre, qui relèvent tous sans exception l'explosion du nombre des inscrits.

La fidélité, une question de génétique ?

La loterie génétique favoriserait-elle certains mâles (et donc leur femme !) en les dotant du gène de la fidélité ? Les hommes seraient-ils programmés génétiquement à être fidèles ou infidèles ?

Une étude suédoise menée sur le campagnol en 1993 tend à montrer qu'il existerait un gène de la fidélité. En 2004, des chercheurs américains et canadiens ont prouvé qu'en modifiant le gène du récepteur d'une hormone impliquée dans le comportement sexuel (la vasopressine), on observe un changement radical d'attitude. Les petits rongeurs cavaleurs se sont transformés en dévoués pères de famille et regagnaient bien sagement leur terrier la nuit tombée !

Cette découverte est-elle applicable à l'homme ? Si les humains ne sont pas des rongeurs, l'équipe de scientifiques américains estime que la piste mérite d'être creusée. Les premières études réalisées chez l'homme montrent déjà une corrélation entre une certaine forme du gène récepteur de cette hormone et le comportement conjugal des intéressés. Une donnée qui se retrouverait chez les sujets traversant de sérieuses difficultés conjugales ainsi que chez les hommes célibataires. Affaire à suivre donc...

Le couple : contraire à la nature de l'homme...

Le couple comme union d'amour censée nous porter jusqu'à ce que la mort nous sépare pourrait être contraire à la nature de l'homme ! Thomas Insel et Larry Young, des neuroscientifiques américains, affirment en tout cas, que l'amour dure trois ans. Et si c'était vrai ? Pour Lucy Vincent, neurobiologiste et chercheuse au CNRS, "nous sommes génétiquement programmés pour rester ensemble une trentaine de mois environ" (''La formule du désir''). Pourquoi ? C'est simple, d'un point de vue biologique, c'est la durée nécessaire pour concevoir un enfant et l'allaiter jusqu'à ce qu'il devienne autonome et puisse subvenir à ses besoins.

L'homme, comme certains mammifères tels que les oiseaux, donne en effet naissance à un être vulnérable et dépendant de ses deux parents, d'où leur présence indispensable pour assurer sa survie. Une fois cette mission accomplie, nous n'aurions plus de raisons valables de rester en couple. "Si l'on reste ensemble plus longtemps", ajoute la scientifique, "parfois même la vie entière, c'est donc pour des raisons sociales et culturelles, certainement pas pour répondre à une nécessité."

Pour eux, coucher n'est pas tromper !

"Quand un homme trompe sa femme, c'est qu'il est attiré ailleurs", note la psychologue Maryse Vaillant. "Cela ne veut pas nécessairement dire qu'il ne l'aime plus, mais qu'il ressent du désir pour une autre femme." Ce qui pour lui n'a pas forcément de lien. Si les femmes parlent volontiers de coup de coeur, "un homme peut toujours craquer et avoir ce que j'appelle "un... coup de queue !", s'amuse la spécialiste.

Attention : "Cette explication du 'j'ai eu envie' ne tient pas toujours. Les hommes ne sont pas des bêtes, ils ont un cerveau et sont capables de réfléchir ! L'excuse de la sexualité indomptable - il est important de le souligner - ça n'existe pas ! Au-delà de 14 ans, un homme est capable de se contrôler !"

Ils sont capables d'aimer plusieurs femmes en même temps...

Pour la psychologue Maryse Vaillant, on peut avoir plusieurs amours dans une vie, c'est le cas des remariages. "Mais certains hommes, au lieu d'aimer plusieurs femmes successivement, vont les aimer toutes en même temps. Ils sont sincères envers chacune mais sont incapables de choisir ni de quitter qui que ce soit. Ce sont ceux que j'appelle les 'polygames infidèles'. De leur point de vue, ils sont fidèles à chacune, et mènent donc plusieurs vies en une."

Nous connaissons d'ailleurs quelques exemples célèbres de double vie, comme celle de François Mitterrand par exemple.

Internet : de plus en plus de tentations...

Le web et ses sites de rencontre mettraient-ils en cause la capacité à rester fidèle de nos partenaires ? Avant Internet, les hommes n'étaient tentés que par les femmes de leur entourage ou presque. Mais aujourd'hui la quantité phénoménale de personnes disponibles et la possibilité d'agir dans l'anonymat le plus total ont de quoi tenter même les moins libertins... Leader en Europe avec plus de 42 millions d'inscrits, Meetic en est l'exemple parfait.

Et si les sites dédiés aux rencontres amoureuses sont avant tout pensés pour les célibataires en mal d'âme soeur, un très grand nombre de leurs adeptes affichent sans complexes un statut "marié" ou "en couple"... Quand on sait que certains hommes craquent sur un coup... de tête.

Fidélité : une question d'éducation ?

La fidélité d'un homme pourrait bien être fonction de sa culture, de l'éducation qu'il a reçue... Selon le milieu dans lequel il aurait grandi, vous seriez plus ou moins à l'abri qu'il vous fasse une infidélité tôt ou tard... ou pas ! L'éducation aurait une influence sur le comportement. "Les hommes que j'appelle les 'polygames infidèles', et qui se retrouvent à aimer plusieurs femmes en même temps, incapables ni de choisir entre l'une et l'autre, ni de quitter l'une ou l'autre, sont souvent des enfants dont la mère n'a pas su se séparer d'eux", explique la psychologue Maryse Vaillant. "Effrayés par la séparation, ils sont incapables de prendre une décision."

Côté culturel, la religion catholique impose la monogamie par exemple, mais de nombreux peuples ne connaissent que les mariages polygames, un modèle d'union qui leur semble parfaitement dans la norme. C'est le cas aux Etats-Unis par exemple, dans la communauté des Mormons, au Cameroun, au Bénin, au Congo, ou encore au Burkina Faso, mais aussi en Arabie Saoudite, où la polygamie est même prévue par la loi.

Les machos plus infidèles !

Pour la psychologue Maryse Vaillant, la vie de couple serait, inconsciemment, toujours une lutte de pouvoir entre l'homme et la femme. A elle le pouvoir domestique et maternel, domaines sur lesquels elle règnerait sans partage, à lui le pouvoir sexuel, alors envisagé comme un contre-pouvoir à la toute puissance de la femme au sein du foyer. "Pour être de bons maris et pour que leur mariage dure, ces hommes estiment devoir tromper leur femme, les aventures font partie de leur conception du mariage", explique-t-elle.

Un raisonnement machiste qui hérisserait les poils des féministes même les moins convaincues. Un comportement qui trouverait pourtant une justification du côté obscur de la force : "il a souvent pour origine la peur des femmes", explique la psychologue. "C'est le cas notamment à l'adolescence, et c'est pourquoi on voit se développer des comportements machos." Ces aventures seraient donc une manière de compenser, une sorte de dédommagement phallique, mais peut-être aussi un schéma qui se trouverait exacerbé dans les couples où l'homme s'affirme déjà comme un macho...

La fidélité, un signe de maturité

Faut-il que jeunesse se passe pour qu'un homme se range enfin ? C'est, dans certains cas, l'avis de la psychologue Maryse Vaillant. "La séduction est pour l'homme un moyen de communiquer aussi avec ses semblables et donc de s'affirmer par rapport à eux. En multipliant les aventures, il leur envoie le message 'Regardez ce que je suis capable de faire !'. C'est donc un moyen d'établir leur masculinité", explique-t-elle.

Une compétition qui frise la puérilité, pensez-vous ? Ce serait pourtant la manière dont un homme se construit au cours de sa vie. "Ce sont les femmes qui font des hommes", ajoute la psychologue. "Ce n'est qu'une fois que l'homme a appris à être responsable de lui-même qu'il peut envisager la fidélité de manière sereine. Et les femmes peuvent les aider à grandir. La fidélité sera alors vécue comme un moyen de s'épanouir et non comme un carcan, car c'est un moyen de trouver son bonheur."

La fidélité n'est pas une question d'amour !

Le philosophe Pascal disait "Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point." Si les couples qui s'aiment toute leur vie sans condition existent, ils forment toutefois une entité rare. Pour les autres, ceux pour qui l'amour passionnel ne dure pas éternellement, l'exigence de fidélité n'irait pas de soi. Et elle ne serait pas dictée, en tout cas, par la noblesse de leurs sentiments !

Pour la scientifique Lucy Vincent : l'homme cherchant avant tout à assurer la préservation de son patrimoine génétique, jette son dévolu sur une femme et une seule, inconsciemment choisie pour ses capacités reproductrices. En contrepartie de ce "sacrifice", il lui demande une fidélité entière et absolue. De son côté la femme, mise en danger par ses grossesses, doit pouvoir compter sur la présence exclusive de l'homme pour s'assurer qu'il la protégera toujours.

Infidélité, les femmes aussi !

Les hommes ne sont pas les seuls à tromper leur femme. En matière d'adultère, les femmes ne seraient pas en reste ! Selon une enquête réalisée par l'institut TNS Sofres en partenariat avec les Éditions Fleuve Noir, on constaterait une augmentation de l'infidélité féminine.

Près de 30% des femmes avouent avoir été tentées et environ 15% d'entre elles passeraient à l'acte.

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Sources

-''La formule du désir'', de Lucy Vincent

-Le Figaro : La fidélité serait aussi une question de gènes

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