L’âge est le principal facteur de risque de développer la maladie d’Alzheimer. Selon les scientifiques, la prévalence doublerait tous les cinq ans à partir de 65 ans. Il a également été établi que le fait d’être de sexe féminin augmentait aussi les risques : les femmes âgées ont actuellement un risque 50 % plus important que les hommes de développer une démence, et plus particulièrement celle-ci.

Plusieurs facteurs modifiables attirent également l’attention des chercheurs. Dans une nouvelle étude américaine publiée dans JAMA Neurology le 9 mai dernier, ils expliquent comment agir pour les réduire et ainsi augmenter les chances d’échapper à la maladie.

Déclin cognitif : 8 facteurs de risque modifiables

Les chercheurs ont étudié les dossiers médicaux de 378 615 personnes de plus de 18 ans aux Etats-Unis, dont 207 454 femmes et 134 693 personnes de plus de 65 ans. D’après leurs conclusions, il existe bel et bien un lien de causalité entre la maladie d’Alzheimer et les démences associées et huit facteurs de risque modifiables, à savoir :

  • l’obésité en milieu de vie
  • le manque d’activité physique
  • le faible niveau d’instruction
  • le tabagisme actuel
  • la dépression
  • l’hypertension artérielle à la quarantaine
  • le diabète
  • la perte auditive

L’ensemble de ces facteurs de risque étaient plus fréquents chez les hommes que chez les femmes, et trois d’entre eux étaient aussi plus importants.

Démence : être obèse à 40 ans majore les risques de près de 18 %

“Nous avons publié une étude similaire il y a un peu plus de 10 ans, et les facteurs de risque les plus importants étaient alors l’inactivité physique, la dépression et le tabagisme”, a déclaré Deborah Barnes, PhD, MPH, de l'Université de Californie à San Francisco, à MedPage Today. “Aujourd'hui, les trois principaux facteurs de risque sont l'obésité de la quarantaine, l'inactivité physique et le faible niveau d'éducation”, a-t-elle ajouté.

Plus précisément, souffrir d’obésité en milieu de vie augmenterait les risques de 17,7 % de développer la maladie d’Alzheimer plus tard. Une information d’autant plus inquiétante qu’en France, l'obésité augmente chaque année et touche environ 17 % de la population adulte (contre 15 % en 2012).
Toujours selon les conclusions des auteurs de l’étude américaine, la sédentarité ferait bondir les risques de 11,8 % et le faible niveau d’instruction de 11,7%.

Dans l’ordre décroissant viennent ensuite : l’hypertension à la quarantaine (8,8 %), la dépression (8,5 %), le diabète (7,3 %), le tabagisme actuel (6 %) et la perte auditive (2,3 %).

“Bien qu'ils puissent refléter ce qui se passe réellement, ils pourraient également refléter l'effet d'autres facteurs non pris en compte dans notre étude”, a également reconnu Roch Nianogo, MD, PhD, de l’Université de Californie à Los Angeles et co-auteur de l’étude. “Des modèles d’étude plus rigoureux sont nécessaires pour faire la lumière sur cette question importante”, estime-t-il.

Sources

https://jamanetwork.com/journals/jamaneurology/article-abstract/2792227 

https://www.medpagetoday.com/neurology/dementia/98615 

https://alzheimer-recherche.org/la-maladie-alzheimer/quest-maladie-dalzheimer/facteurs-de-risques/ 

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