Fatigue, malaise, tension basse… Votre médecin vous a peut-être proposé de doser votre niveau de vitamine D pour voir si vous n'étiez pas en carence ? L'idée peut être judicieuse dans certains cas, mais pas de façon systématique.

Voilà en substance ce que pense la Haute Autorité de Santé qui émet aujourd'hui un avis négatif sur le dosage de cette vitamine en routine.

Pour ce faire, elle a analysé plusieurs situations cliniques et a conclu à une absence d'utilité du dosage dans les cas de : mortalité, chute, performance fonctionnelle, cancer colorectal, cancer du sein, cancer de la prostate, hypertension artérielle, maladies cardiovasculaires, allergie, maladies auto-immunes, diabète de type II, maladie rénale chronique, grossesse, maladies infectieuses, performances cognitives, profil lipidique, mucoviscidose.

Et pour les personnes à risque de fracture alors ? "La HAS relève une étude [...] encore trop peu étayée pour que la HAS puisse recommander le dosage systématique dans cette situation" indique le communiqué de l'autorité.

Dans quels cas doser la vitamine D ?

Selon la HAS, le dosage devrait être réservé au diagnostic de rachitisme et d’ostéomalacie, aux mentions des AMM (autorisation de mise sur le marché) des médicaments de l’ostéoporose, aux personnes âgées faisant des chutes répétées, lors d'un suivi ambulatoire de l’adulte transplanté rénal au-delà de 3 mois après transplantation, de traitement chirurgical de l’obésité chez l’adulte.

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