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Le cancer du sein est le premier cancer féminin en France avec près de 61 200 cas en 2023. Il s’agit de la première cause de mortalité par cancer chez la femme, 12 000 personnes en meurent chaque année. Toutefois, il serait de moins en moins meurtrier en raison du déploiement des campagnes de dépistage.

Le cancer de l’ovaire, plus rare, compatibilise environ 5 000 cas pour l’année 2023. Il s’agit d’un cancer délicat puisque souvent diagnostiqué à un stade avancé de la maladie. Il tuerait près de 3 500 personnes chaque année.

ADN cassé : risque de cancer accru

Plusieurs facteurs sont responsables de l’altération de notre génome : rayons ultraviolets, alcool, tabac, prédispositions héréditaires, mutations spontanées…

Notre ADN est directement impacté, on parle de cassure de ses brins qui renferment nos informations génétiques.

L’organisme a été constitué de façon à pouvoir réparer ces cassures, via des systèmes de réparation comme la recombinaison homologue. Toutefois, lorsque les mécanismes de réparation ne sont pas en état de fonctionner normalement (cela peut arriver en cas de mutation génétique), ils peuvent être à l’origine de cancers.

La protéine PolꝊ, impliquée dans le mécanisme de la réparation de l’ADN

Une étude publiée récemment dans la revue Nature a montré le rôle que joue la protéine PolꝊ dans le mécanisme de réparation de l’ADN. Selon les chercheurs, il était urgent de trouver de nouvelles thérapies ciblées anticancéreuses : « La corrélation prouvée entre les défauts de recombinaison homologue et l’agressivité des cancers ou leur résistance aux chimiothérapies actuelles souligne le besoin criant de nouvelles thérapies ciblées anticancéreuses. »

Les chercheurs ont découvert que la protéine PolꝊ, qui intervient durant la mitose (processus normal de division cellulaire), serait capable d’agir sur la réparation de l’ADN. « Pour la première fois, les scientifiques ont montré que PolꝊ intervient là où les autres voies de réparation de l’ADN ne fonctionnent pas. Alors que le dogme était que la réparation de l’ADN était impossible au cours de la division cellulaire des cellules (lorsque l’ADN est extrêmement compacté), l’équipe de l’Institut Curie a démontré que PolꝊ est active spécifiquement pendant la mitose lorsque les autres acteurs de la réparation sont inefficaces » précise l’Inserm dans le rapport publié suite à l’étude.

Quel lien avec le cancer ?

Autre découverte de l’équipe : l’inhibition de PolꝊ durant la division cellulaire par mitose empêche la bonne réparation de l’ADN et conduit par conséquent à la mort des cellules cancéreuses. « Avec près de la moitié des cancers du sein et de l’ovaire présentant des défauts de réparation de l’ADN par recombinaison homologue, cette étape constitue donc un point d’attention majeur pour lutter contre ces cancers » indique le rapport d’étude.

Cancer du sein et de l’ovaire : quels sont les traitements actuels ?

Pour traiter le cancer du sein et de l’ovaire, plusieurs solutions peuvent être proposées aux malades comme la chirurgie et d’autres méthodes thérapeutiques comme la radiothérapie, la chimiothérapie, l’hormonothérapie et la thérapie ciblée.

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