Hantavirus : elle prend 2 avions différents en Polynésie française après avoir été cas contact sur le bateau, cette touriste américaine peut-elle propager la maladie dans les Outre-mers ?
Tout commence sur le navire de croisière MV Hondius, parti d'Ushuaïa le 1er avril 2026, où un dangereux foyer infectieux s'est déclaré. Débarquée initialement à Sainte-Hélène fin avril, une passagère américaine a poursuivi son voyage vers San Francisco, avant de s'envoler pour Tahiti le 7 mai, puis vers l'île de Mangareva en Polynésie française. La voyageuse a totalement omis d'informer les autorités sanitaires locales de son passage sur le bateau infecté et de son statut de cas contact. Elle est actuellement confinée sur l'île britannique de Pitcairn, atteinte après 32 heures de traversée en cargo depuis Mangareva.
Hantavirus : pourquoi cette passagère inquiète les autorités ?
Le virus identifié sur le navire appartient à la souche sud-américaine « Andes ». Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il s'agit de la seule variante connue pour sa capacité de transmission interhumaine lors de contacts rapprochés. Cette souche affiche un taux de mortalité redoutable, pouvant atteindre 40 % à 60 % en cas de syndrome cardio-pulmonaire sévère.
L'inquiétude grandit face à la période d'incubation très longue, variant d'une à six semaines. Cette latence permet à des porteurs sains de traverser le globe avant l'apparition des symptômes. Les autorités sanitaires soulignent qu'il n'existe actuellement aucun vaccin ni traitement spécifique ; la prise en charge repose exclusivement sur des soins de support en réanimation.
Passagère américaine possiblement contaminée : les mesures sanitaires d'urgence en Polynésie
Face à ce risque, le gouvernement polynésien et les services de l'État ont organisé une réunion de crise le 10 mai 2026 afin d'évaluer le danger d'une contagion locale. Les experts estiment que le risque pour les passagers ayant partagé les vols de cette touriste demeure très faible, car elle était totalement asymptomatique durant ses trajets. Par mesure de précaution stricte, le territoire polynésien interdit désormais tout transit à cette ressortissante américaine. La durée de surveillance imposée aux cas contacts s'étire jusqu'à 42 jours, correspondant à la période d'incubation maximale enregistrée par les scientifiques.
Point sur l'épidémie mondiale du MV Hondius
Au niveau international, l'alerte reste maximale. Au 15 mai 2026, l'épidémie a déjà provoqué trois décès, frappant un couple de Néerlandais et un ressortissant allemand. Sur les 147 passagers initiaux, environ huit cas confirmés et deux cas probables ont été identifiés par l'OMS. En France métropolitaine, un premier cas importé a été confirmé le 11 mai chez une patiente hospitalisée à l'hôpital Bichat, tandis que 22 autres voyageurs français demeurent sous surveillance médicale.
Une mission scientifique internationale se trouve actuellement à Ushuaïa pour traquer la source originelle de cette contamination, possiblement une décharge, la maladie étant contractée depuis un rat contaminé. De leur côté, les États organisent la mise en quarantaine de leurs citoyens exposés, mais de manière parfois variable. La gestion de crise par les Etats-Unis pose en effet question, les ressortissants américains ayant séjourné sur le bateau de croisière MV Hondius ne sont en effet pas strictement confinés comme les vacanciers français le sont.
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