Voilà pourquoi vous avez le nez froid

Publié le 31 Janvier 2018 par Rédaction Medisite
Une chute de température au niveau du nez témoignerait d’une activité importante d’un organe de votre corps. Découvrez d’où vient ce phénomène.
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© Adobe StockVous avez beau vous couvrir et même vous emmitoufler dans une écharpe, rien à faire, été comme hiver, votre nez est souvent froid. Mais d’où vient ce phénomène ? Des chercheurs de l’université de Nottingham (Institute for Aerospace Technology, IAT, Royaume-Uni) se sont penchés sur la question. Selon eux, une baisse de température au niveau du nez surviendrait lorsque le cerveau travaille au point de surchauffer. Ils publient une étude sur ce sujet dans la revue Human Factors.

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Concentration et chute des températures de la face

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont demandé à 10 personnes de réaliser des tâches mentales de difficultés variables. Pendant que ces participants travaillaient, les chercheurs filmaient leur tête à l’aide de caméras thermiques. Résultat : les températures faciales chutaient lorsque les volontaires réalisaient des tâches difficiles qui demandaient une concentration importante. Comment expliquer un tel phénomène ? "Lorsque les personnes sont entièrement concentrées sur une tâche, leur rythme respiratoire change à mesure que le système nerveux autonome prend le relais", souligne un communiqué de l’université de Nottingham. Une telle modification peut alors influer sur la température de nez. "Il pourrait aussi y avoir un détournement du flux sanguin du visage vers le cortex cérébral à mesure que la charge mentale augmente" ajoute le communiqué.

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Des applications pour limiter les erreurs humaines

Ces résultats ont surpris les chercheurs : "Nous nous attendions à ce que les exigences mentales occasionnent des changements physiologiques, mais la corrélation directe entre la charge de travail et la température cutanée était très impressionnante et contre-intuitive – nous ne nous attendions pas à voir le visage refroidir" s’enthousiasme le docteur Alastair Campbell Ritchie, co-auteur de l’étude, dans le communiqué de l’université. Les scientifiques imaginent maintenant une application de ces résultats "dans les domaines oùles exigences cognitives excessives d’un opérateur peuvent contribuer aux oublis et aux erreurs d’utilisation – en particulier lorsque ces erreurs peuvent avoir des conséquences tragiques". Par exemple, une simple caméra thermique placée dans un cockpit d’avion permettrait d’évaluer, puis d’ajuster la charge de travail des pilotes.

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