Les vertiges au lever peuvent être le signe d’un risque de mort prématurée

Selon une nouvelle étude scientifique, les vertiges en se levant pourraient être le signe d’une hausse du risque de mort prématurée ou de démence. Explications.

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© FotoliaSi vous êtes souvent pris de vertiges quelques instants après vous être levés, sachez que ce n’est pas forcément anodin. Selon une étude de l’Université d’Harvard (Etats-Unis) ce pourrait même être le signe d’une augmentation du risque de mort prématurée ou de démence.

Généralement, un étourdissement, des vertiges accompagnés de points lumineux sont une affection mineure due à une chute brutale de la pression artérielle, à cause de médicaments ou d’une déshydratation c'est ce qu'on appelle de l'hypotension orthostatique.
Mais lorsque ces symptômes surviennent fréquemment dans les trois minutes qui suivent le fait de se lever, il peut s’agir de quelque chose de moins bénin selon cette étude, publiée le 23 septembre dans la revue scientifique Neurology.

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Un signe d’hypotension orthostatique

Les chercheurs ont passé en revue les données médicales de 165 personnes de 59 ans en moyenne, qui ont effectué des tests nerveux et ont été suivis pendant 10 ans. Parmi les participants, 48 ont montré des signes d’hypotension orthostatique tardive, 42 personnes avaient des signes d’hypotension orthostatique avérée et 75 n’avaient aucun signe de cette affection.

Au total, les patients atteints d’hypotension orthostatique avaient un risque de mourir dans la décennie de 29%, contre 9% chez les personnes saines. Les personnes souffrant de vertiges avaient également un risque de maladie dégénérative (Parkinson, démence) de 31% contre 8% chez les personnes n’ayant pas ces symptômes.
En outre, les personnes atteintes à la fois d’hypotension orthostatique et de diabète étaient encore plus à risque de mort prématurée et de démence.

"Nos résultats suggèrent que plus de la moitié des personnes souffrant de signes annonciateurs d’une hypotension orthostatique vont développer une forme plus sérieuse de cette affection", note le Dr Christopher Gibbons, auteur principal de l’étude dans un communiqué. "Nos résultats peuvent mener à une reconnaissance, à un diagnostic et à un traitement plus précoces de cette affection, et des maladies sous-jacentes qui peuvent conduire à un décès prématuré."

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