Infarctus : certains stents pourraient-ils conduire à des risques hémorragiques ?

Publié le 02 Mars 2018 par Bénédicte Demmer, journaliste santé
Dans le cadre de la réévaluation des remboursements des stents, la HAS et l'ANSM ont mené une grande étude comparative afin de savoir si certaines gammes de stents présentaient un risque ischémique ou hémorragique plus que d'autres. Réponse.
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© Adobe StockDans le cadre de la réévaluation des conditions de remboursement des stents coronaires la HAS et l'ANSM ont mené une grande étude comparatives sur les différentes gammes de stents actifs et celles des non-actifs afin de déterminer s'il l'une présentaient plus de risques ischémiques et hémorragiques pour les patients que l'autre, rapporte l'ANSM. Pour rappel les stents, sont des sortes de petits ressorts en métal qu'on place à l'intérieur d'une ou plusieurs artères pour éviter qu'elles ne se bouchent, ou pour les renforcer dans le cadre d'un anévrisme de l'aorte abdominale.

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Ils "n'empêchent pas totalement la survenue événements ischémiques (nouvelle revascularisation coronaire, syndrome coronaire aigu ou AVC ischémique)", rappelle l'ANSM, c'est pourquoi un traitement antiagrégant est souvent associé, mais il augmente le risque événement ischémique chez les patients à risque.

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Pas d'écart concluant entre les différentes gammes

Jusqu'ici les données cliniques étant trop faibles pour permettre une conclusion, cette étude effectuée en "vie réelle" est venu apporter les informations nécessaires. Selon la HAS et l'ANSM, il n'y a eu aucun écart constaté permettant de dire qu'une gamme de stents actifs, ou une de stents non actif présentaient un risque ischémique et hémorragiques plutôt qu'une autre.

Pour cette étude 71 918 cas de patients affiliés au régime général de l'Assurance maladie ayant subi l'implantation d'une stent en 2014 ont été étudiés dans l'année suivant l'implantation du dispositif médical. Selon Medscape, qui relaye l'étude, 74% d'entre-eux étaient porteurs de stents actifs et 26% de stents non actifs. Pendant plus de 300 jours, les experts ont évalué parmi les volontaires le moindres risque d'incidence ischémiques, c'est-à-dire un arrêt cardiaque, un choc cardiogénique ou un AVC, par exemple et une incidence de risque hémorragique gastro-intestinales ou dans le cerveau, notamment.

"Les résultats montrent que les taux des événements ischémiques et hémorragiques ne diffèrent pas entre les gammes de stents actifs", confirme l'ANSM dans un communiqué du 28 février 2018 avant d'ajouter que ces résultats alimentent la réévaluation des conditions de remboursement des stents coronaires qui se poursuit actuellement par la HAS.

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