Amputée une première fois à cause d’un tampon, elle va perdre son autre jambe

Publié le 21 Décembre 2017 par Rédaction Medisite
Cinq ans après l’amputation de sa jambe droite, la mannequin américaine Lauren Wasser annonce qu’elle va prochainement perdre sa jambe gauche. Des séquelles qu’elle subit suite à un syndrome du choc toxique provoqué par un tampon hygiénique.
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© Adobe StockTampon : attention, risque d’amputation ? Lauren Wasseur, jeune mannequin américaine, révèle sur le site InStyle.com qu’elle va perdre sa jambe gauche, après avoir été amputée de sa jambe droite en 2012. La cause de ces lourdes opérations : de simples tampons hygiéniques.

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"Dans quelques mois, je vais être amputée de mon autre jambe"

Pour Lauren Wasser, tout a commencé le 3 octobre 2012. Ce jour-là, la jeune femme a ses règles et utilise, comme de nombreuses autres femmes, des tampons hygiéniques. Mais au fil de la journée, elle se sent de plus en plus faible. Alors âgée de 24 ans, Lauren est hospitalisée en urgence. "J’ai été placée dans un coma artificiel, tous mes organes ont arrêté de fonctionner, ma tension artérielle était instable, j’ai fait une crise cardiaque, ma fièvre était hors de contrôle et j’étais sous perfusion", confie-t-elle sur le site du magazine féminin. Sa jambe droite atteinte de gangrène est amputée une dizaine de jours plus tard. "Mon talon gauche était gravement endommagé, tout comme les cinq orteils. Les médecins ont dit qu'il y avait une chance sur deux de sauver mon pied gauche. Les chirurgiens ont recommandé l'amputation des deux jambes à ce moment-là, mais j'ai décidé de me battre et de sauver ma jambe gauche", poursuit-elle. Malheureusement, Lauren Wasser révèle aujourd’hui une pénible nouvelle : "Dans quelques mois, je vais sûrement être amputée de mon autre jambe. C'est inévitable, je ne peux rien faire contre ça." annonce la mannequin.

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1% des femmes susceptibles de faire un choc toxique

"Mais ce que je peux faire, c’est aider à faire en sorte que cela n’arrive pas aux autres" souligne la jeune femme. "Il est temps que nous, en tant que consommateurs, demandions des produits plus sûrs et plus de transparence sur ce qui se passe dans nos corps." Actuellement, la composition des tampons hygiéniques n’est en effet pas explicitement notée sur les emballages alors qu’un produit synthétique présent dans ce type de protection pourrait favoriser la prolifération de bactéries à l’origine du choc toxique. En effet, le syndrome du choc toxique correspond à un empoisonnement du sang par une toxine, appelée TSST-1, fabriquée par certaines souches de staphylocoques dorés. Le choc toxique lié aux règles survient lorsque des staphylocoques dorés colonisent le vagin, se multiplient dans le sang menstruel bloqué par le port prolongé d’un tampon vaginal et libèrent leur toxine qui passe alors dans le sang via la muqueuse vaginale. Selon le centre national de références des staphylocoques des Hospices de Lyon, 1% des femmes sont porteuses d’un staphylocoque doré vaginal et sont donc potentiellement susceptibles de développer un choc toxique.

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