Sommeil : pourquoi rêve-t-on ? Adobe Stock

Les rêves correspondent à votre personnalité. Ils sont qualifiés comme l’ensemble des activités mentales qui se produisent pendant que l’on est endormi, au cours desquelles les pensées, visions et sensations sont perçues comme “réelles”. Généralement, ils se produisent durant la phase de sommeil paradoxal, également appelé sommeil à mouvements oculaires rapides. Si leur fonction reste encore incertaine, la science a mis en lumière certains mécanismes à l’œuvre chez le rêveur.

Le rêve : une activité cérébrale durant le sommeil

Des études ont montré que les rêves proviennent du cerveau antérieur. Des lésions sur cette partie du cerveau sont susceptibles d’entraîner une absence de rêve ou, au contraire, augmenter leur fréquence et leur vivacité, voire les faire persister durant les phases d’éveil.

En outre, plusieurs neurotransmetteurs jouent un rôle sur ces images que l’on perçoit durant la nuit. Pendant le sommeil paradoxal, les niveaux d'acétylcholine et de dopamine sont élevés. Le premier maintient le cerveau dans un état actif, tandis que le second est lié aux hallucinations. La dopamine contribuerait donc à nous faire percevoir les visions du rêve comme “réelles”.

Parallèlement à l'augmentation de l'acétylcholine et de la dopamine, les niveaux de sérotonine, d'histamine et de noradrénaline diminuent. On appelle donc cette phase de sommeil “paradoxale” car le cerveau est “éveillé”, tandis que le corps est “endormi”. Le rêve lucide, de son côté, est un état entre le sommeil paradoxal et l’éveil, c’est pourquoi on peut avoir un contrôle sur le déroulé de l’histoire.

À quoi sert le rêve ?

Nous ne savons toujours pas exactement quel est l’objectif principal des songes, mais le fait qu'ils se produisent principalement (mais pas exclusivement) pendant le sommeil paradoxal pourrait avoir son importance. En effet, le sommeil paradoxal est essentiel au bon fonctionnement de l’organisme – sa privation peut altérer la qualité de vie physique et mentale.

Dans ce contexte, rêver pourrait être un moyen pour le corps de restaurer ses neurotransmetteurs clés et certaines fonctions corporelles, qui ne peuvent pas l’être à l’état d’éveil. Le rêve pourrait également jouer un rôle fondamental dans la consolidation des souvenirs, des connaissances et des compétences.

Consolider les souvenirs et les connaissances

Des études consistant à priver les individus de sommeil paradoxal (et donc de rêve), en les réveillant juste avant qu’ils n’y entrent, ont montré les effets sur l’organisme d’une telle privation :

  • manque de concentration,
  • tension,
  • anxiété,
  • sautes d’humeur,
  • prise de poids.

Cette phase est donc associée à une meilleure concentration et une pensée mieux organisée durant la journée, permet de réguler le système nerveux et de mieux contrôler son poids.

Enfin, manquer de sommeil augmente le risque de maladie d’Alzheimer. C’est, en effet, pendant que l’on dort que le cerveau élimine efficacement la protéine bêta-amyloïde, à l’origine de cette pathologie. Néanmoins, on ne sait pas si ce nettoyage se fait pendant que nous rêvons, ou lors d’autres phases du sommeil.

Sources

Why Do We Dream?, News Medical : https://www.news-medical.net/health/Why-Do-We-Dream.aspx 

mots-clés : rêver, cauchemar