Maladie du foie : les régions plus froides sont plus à risque

Selon une nouvelle étude, publiée le 14 novembre 2018, par l’Université de Pittsburgh (Etats-Unis), les personnes vivant dans les régions froides auraient tendance à plus souffrir de maladies du foie.

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© Adobe StockPlus les températures baissent, plus l’ensoleillement diminue, plus les personnes auraient tendance à augmenter leur consommation d’alcool, provoquant alors un risque accru de maladie du foie. Ce sont les résultats de la dernière étude publiée le 14 novembre 2018 par l’Université de Pittsburgh (Etats-Unis). L’influence de la zone d’habitation et des facteurs climatiques joue donc un rôle important sur notre santé. L’une des principales causes de mortalité chez les patients qui consomment de façon excessive de l’alcool serait l'hépatopathie alcoolique ou une cirrhose alcoolique. "C'est quelque chose que tout le monde suppose depuis des décennies, mais personne n'a démontré scientifiquement. Pourquoi les gens en Russie boivent-ils autant? Pourquoi dans le Wisconsin? Tout le monde suppose que c'est parce qu'il fait froid", a déclaré le principal auteur le docteur Ramon Bataller.

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"L'alcool peut entrainer également un état de dépression"

Boire de l’alcool augmente le sentiment de chaleur dans le corps. Vasodilatateur, il augmente le flux de sang chaud sur la peau, qui regorge de capteurs de température. Atout parfait si l’on vit en Sibérie, mais beaucoup moins si l’on se trouve dans le Sahara. N’altérant pas que la santé physique, l’alcool peut entrainer également un état de dépression surtout lorsque les températures sont basses et que le soleil n’est pas au beau fixe. L’équipe du docteur Bataller a constitué son étude grâce aux données de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), de l'Organisation météorologique mondiale et d'autres grands ensembles de données publiques. Ainsi, elle a pu mettre en évidence une "nette corrélation négative entre les facteurs climatiques - température moyenne et heures d'ensoleillement - et la consommation d'alcool, mesurée en tant que consommation totale par habitant, pourcentage de la population qui boit de l’alcool et incidence de la consommation excessive d’alcool", nous explique les chercheurs.

Un débat vieux comme le monde

Il est important de noter que le plus grand nombre de facteurs ont été pris en compte durant l’étude pour ne pas prêter à confusion les résultats.

  • Le climat qui contribuerait à augmenter le fardeau de la maladie du foie aussi bien concernant un pays entier qu’entre des comtés des États-Unis.
  • La religion, son influence et ses habitudes en matière d’alcool ont également été contrôlées. Par exemple, une majorité des pays arabes ne consomme pas d’alcool, "il était essentiel de vérifier que les résultats seraient durables même en excluant ces pays à majorité musulmane", précise l’étude. Il en va de même, pour l’état de l’Utah (États-Unis), qui dispose de réglementations limitant la consommation d’alcool.
  • Les prédispositions médicales en cas de cirrhose. Les scientifiques ont dû prendre en compte ces facteurs susceptibles d'exacerber les effets de l'alcool sur le foie, tels que l'hépatite virale, l'obésité et le tabagisme.

L’étude ne souhaite pas seulement régler un débat qui existe depuis des siècles, mais elle cherche a suggérer des "initiatives politiques visant à réduire le fardeau de l'alcoolisme et des maladies du foie liées à l'alcool dans les zones les plus susceptible de poser ces problèmes", conclut les analyses de l’étude.

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