Un cas de donovanose a été recensé en Angleterre au cours de l'année 2018. La victime, vraisemblablement âgée entre 15 et 25 ans, aurait en effet contracté cette infection sexuellement transmissible (IST) extrêmement rare dans les pays occidentaux. Endémique dans les pays tropicaux et subtropicaux notamment en Afrique du Sud, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et dans les Caraïbes, celle-ci a la particularité de provoquer des ulcères (plaies de la peau) au niveau des parties génitales et de détruire la peau lorsqu'elle n'est pas traitée.

La donovanose, une MST aux conséquences potentiellement graves

La bactérie Klebsiella granulomatis est celle qui cause la donovanose, aussi connue sous le nom de granulome inguina l. Si l'on ne sait pas précisément comment la victime a été infectée, la contamination s'opère lors de rapports sexuels non protégés, au contact des lésions. Interviewé par Liverpool Echo, le pharmacien Shamir Patel, à l'origine de la demande d'accès à l'information qui a révélé ce cas, explique : "la bactérie infecte la peau autour des parties génitales, de l'entrejambe ou de la région anale et cause des lésions et un effritement de la peau à cause de la chair qui s'autodétruit."

Quand la maladie n'est pas traitée à l'aide d'antibiotiques, "la chair autour des parties génitales pourrit, littéralement". Elle entraine également des lésions génitales irréversibles, des cicatrices et une décoloration autour de la zone touchée. De plus, cette bactérie est un facteur de risque de transmission du virus de l'immunodéficience humaine (VIH), responsable du SIDA. Les symptômes de la donovanose, qui se confondent avec ceux de la syphilis, sont des ulcères génitaux indolores qui ont la particularité d'entraîner des écoulements de sang et de mucus. Il convient alors de consulter rapidement un médecin.

Certaines MST et IST encore trop fréquentes en France

Si les cas européens recensés de donovanose restent rares, les autres MST et infections sexuellement transmissibles (IST) sont nombreuses en France. Les plus fréquentes chez la femme sont le papillomavirus, l'infection Chlamydia, l'herpès génital et la blennorragie. Par exemple, on estimait à près de 270 000 le nombre de personnes diagnostiquées pour une infection à Chlamydia en 2016 et à 6003 le nombre d'individus ayant découvert leur séropositivité en 2015. Contractées la plupart du temps lors de rapports sexuels non protégés, les MST et IST sont diagnostiquées après un dépistage consistant en une prise de sang, une analyse d'urine ou encore un frottis vaginal. Outre le dépistage, le port du préservatif et la prise de traitements préventifs constituent les moyens les plus efficaces pour prévenir les MST et les IST.

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Sources

"Rare STI which causes flesh eating, erupting, genital ulcers diagnosed in Southport". Liverpool Echo. 21 août 2018.

"Le granulome inguinal". MMT.

"Infections sexuellement transmissibles (IST) : préservatif et dépistage, seuls remparts contre leur recrudescence". Santé publique France. 18 juillet 2018.

"VIH/SIDA - Chiffres clés en France". Sidainfoservice.org.

Vidéo : Le SIDA

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