Brûlure à la bouche après une fellation : un signe de mycose ?

Contrairement à une idée encore largement répandue, le sexe oral pratiqué sans préservatif n’est pas sans risque. Cunnilingus, fellation, exposent en effet les partenaires à diverses contaminations possibles, qu’il s’agisse de mycose buccale suite à une fellation ou d’infections sexuellement transmissibles. Il est important d’en être informé afin de prendre toutes les précautions possibles lors des rapports oraux pour éviter une contamination.
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Une mycose buccale après une fellation : est-ce possible ?

Lors de la fellation, la muqueuse de la bouche de la femme entre en contact avec l’appareil génital masculin. Or, s’il s’agit d’une fellation sans préservatif, grand est le risque d’une contamination pour la femme si l’homme souffre d’une mycose génitale. La mycose génitale chez l’homme, aussi appelée balanite du gland, se traduit par des brûlures, des rougeurs, des démangeaisons et des écoulements épais de couleur blanchâtre. Elle est due dans la majorité des cas à la prolifération du champignon de type Candida albicans, prolifération qui se fait sous l’influence de divers facteurs comme la prise d’antibiotiques, un diabète mal soigné, une hygiène intime inadaptée, le port de vêtements trop serrés. Même si la mycose génitale n’est pas considérée strictement comme une maladie sexuellement transmissible, elle peut affecter la partenaire et donner lieu à une mycose buccale. La femme ressent alors des picotements et brûlures dans la bouche, la langue devient souvent blanche et des douleurs à la déglutition peuvent être ressenties. En cas de mycose génitale chez l’homme, il convient pour ce dernier de suivre un traitement antimycosique, et pour la femme, soit de s’abstenir jusqu’à la guérison de la mycose de pratiquer une fellation, soit d’utiliser un préservatif pour éviter la contamination.

L’herpès, une autre cause de brûlure dans la bouche après fellation

Une brûlure dans la bouche après une fellation peut aussi être le signe que la femme a attrapé un bouton d’herpès à la bouche. En effet, un homme qui souffre d’un herpès génital est porteur du virus herpès simplex de type 1 ou 2, virus extrêmement contagieux. Toute fellation non protégée expose donc énormément la femme à contracter elle-même ce virus et à développer un bouton d’herpès dans la bouche. Ce bouton, formé de vésicules chargées d’un liquide transparent, provoque des brûlures et des picotements gênants au quotidien. Si ce bouton d’herpès se résorbe de lui-même sous une dizaine de jours en moyenne, il faut savoir que le virus herpès simplex contracté lors du rapport sexuel oral, restera dans l’organisme de la femme à vie. Il n’existe en effet à ce jour aucun traitement pour éradiquer ce virus. Une fois entré dans l’organisme, il reste à l’état latent dans les ganglions lymphatiques et se réactive dans certaines occasions. En cas d’herpès génital, les risques de contagion sont trop élevés et l’abstinence est donc de rigueur. Enfin, outre les risques de mycose buccale ou d’herpès dans la bouche, il est important de savoir qu’une fellation non protégée peut donner lieu à d’autres contaminations : VIH, syphilis, gonocoque, chlamydia, papillomavirus, hépatites B et C, trichomonas

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