Méningite : un collégien hospitalisé en Gironde

L'Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine a confirmé qu'un cas de méningite avait été détecté dans un collège de la région du Médoc. Hospitalisé le 29 septembre 2018, le garçon se porte bien.
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La rentrée a eu son lot de diarrhées, de tuberculoses et désormais de méningites. L'Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine a en effet confirmé que cette inflammation des méninges avait touché un collégien de 12 ans dans la région du Médoc en Gironde.

Un traitement préventif a été donné à la famille

Le garçon a directement été pris en charge une fois le diagnostic posé. Il a été hospitalisé le 29 septembre 2018 au CHU de Bordeaux. Aux dernières nouvelles, le collégien se porte bien. Si l'ARS n'a pas souhaité spécifier le nom de l'établissement ni de la commune où la victime a été touchée, le collège en question, qui se situerait à Parempuyre, a immédiatement envoyé un courrier pour avertir les familles de la situation. Une réunion d'information a également été organisée le 2 octobre 2018.

Toutefois, le médecin de l'ARS se veut rassurant : "Cette infection est contagieuse à condition d’avoir été en contact prolongé avec le patient, pendant plus d’une heure, a-t-il expliqué. Ce qui est surtout le cas pour la famille, donc la famille a subi une antibiothérapie de prévention et une proposition de vaccination."

Méningite : 10% de la population française porteurs de la bactérie

Si la méningite peut être virale (provoquée par un virus), elle peut également être due à une bactérie, le méningocoque, présent chez environ 10% de la population française. Elle se situe dans la gorge, au niveau du pharynx. Cette bactérie est bénigne la plupart du temps, mais elle peut déclencher une infection : la transmission s'opère alors "de personne à personne par des gouttelettes de sécrétions respiratoires ou pharyngées, explique l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Un contact étroit et prolongé (baiser, éternuement et toux rapprochée), ou la promiscuité avec une personne infectée (vie en dortoir, mise en commun des couverts ou des verres) favorise la propagation de la maladie." Raideur de la nuque, fièvre élevée, maux de tête, vomissements et photophobie sont les symptômes à connaître.

Méningite : une couverture vaccinale insuffisante

Non traitée, cette maladie peut entraîner des dommages neurologiques irréversibles et également la mort. Le traitement de la méningite bactérienne consiste en une hospitalisation et en la prise d'un traitement antibiotique. En France, le vaccin contre les infections à méningocoque est obligatoire chez les nourrissons depuis le 1er janvier 2018, et recommandé chez les personnes non vaccinées jusqu'à 24 ans. Mais la couverture vaccinale reste insuffisante : "E n 2017, 40% des enfants de 10-14 ans et seulement un tiers des 15-19 ans avaient été vaccinés contre le méningocoque C", affirme Vaccination Info Service.

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Source(s):

"Santé : un cas de méningite détecté en Gironde". Sud-Ouest. 4 octobre 2018.

"Méningite - Infections invasives à méningocoques". Ministère de la Santé. Mis à jour le 5 septembre 2018.

"Méningite à méningocoques". OMS. 19 février 2018.

"Données de couverture vaccinale". Vaccination Info Service. Mis à jour le 19 avril 2018.

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