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Vous êtes l'aîné de votre famille ? Cela pourrait réduire vos risques d’être touché par une maladie cardiaque, selon une récente étude suédoise, publiée dans le BMJ Open, une revue scientifique en ligne.

Un risque plus élevé suivant la taille de votre fratrie

Selon les chercheurs à l’origine de cette découverte, la propension à être touché par une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral est réduite, pour les personnes qui ont un ou deux frères et sœurs, par rapport aux enfants uniques. Le risque est cependant plus élevé si vous venez d’une fratrie de quatre enfants ou plus.

Par ailleurs, les individus qui ont plus d'un frère ou d'une sœur ont un risque de décès global plus faible que ceux qui n'en ont pas du tout. Les chercheurs ont aussi constaté que les premiers-nés avaient un risque plus faible d'événements cardiovasculaires et coronaires non-mortels que leurs frères et sœurs nés plus tard.

Une étude d’ampleur nationale en Suède

Le registre multi-générationnel de la Suède a permis de recueillir des données auprès de 1,36 million d'hommes et 1,32 million de femmes, âgés de 30 à 58 ans au moment du début de l’étude, en 1990. Le suivi s’est déroulé pendant 25 ans, jusqu’en 2015. L'âge moyen au moment du suivi était de 67 ans, avec un intervalle allant de 55 ans à 83 ans.

Une corrélation entre maladie cardiaque et taille de fratrie encore floue

"Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre les corrélations entre le nombre de frères et sœurs, l'ordre de naissance et les conséquences en matière de santé", ont déclaré Peter Nilsson et son équipe de chercheurs, de l'université Lund à Malmö. Il convient aussi de rappeler qu'il s'agit d'une étude d'observation, qui ne peut donc montrer qu'une corrélation et non un lien de cause à effet.

"Les prochaines études devraient être orientées vers la recherche de mécanismes biologiques ou sociaux reliant le statut de premier-né à un risque plus faible de maladie cardiovasculaire."

Les chercheurs ont pris en compte des facteurs déterminants tels que le revenu, l'obésité, le diabète et l'alcoolisme, mais ne disposaient pas d'informations sur les méthodes de diagnostic ou les comportements liés au mode de vie, comme le tabagisme et l'alimentation, ce qui constitue une des limites de l'étude. Les politiques de soutien de natalité nationale et le nombre d’enfants par famille varient considérablement entre les pays et ces résultats pourraient avoir des implications en matière de santé publique, ont déclaré les auteurs dans un communiqué de presse de la revue.

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Sources

https://bmjopen.bmj.com/content/11/6/e042881

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