Chikungunya : un cas détecté dans le Tarn

Publié le 27 Août 2018 par Morgane Garnier, Journaliste Santé
La préfecture du Tarn a annoncé par voie de communiqué le 24 août 2018 qu'un cas importé de chikungunya avait été détecté dans le département. Une opération de démoustication notamment dans le lieu de résidence de la victime est prévue le 28 août 2018.
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© Adobe StockDans un communiqué datant du 24 août 2018, la préfecture du Tarn a informé qu'un cas de chikungunya avait été recensé pour la première fois dans le département, dans la commune de Rabastens. "Il s’agit d’un cas importé et non autochtone, précise le communiqué, ce qui écarte l’hypothèse de contamination locale par un moustique."

Une opération de démoustication mise en place par mesure de prévention

Si la victime a été contaminée en dehors de la métropole, une opération de démoustication a été mise en place afin d'éviter la propagation du virus sur le territoire. En effet, une nouvelle piqûre infecterait certains moustiques locaux qui seront alors susceptibles de transmettre la maladie à d'autres personnes dans l'hexagone. L'opération aura lieu le 28 août 2018 et se concentrera sur le lieu de résidence de la personne atteinte ainsi que les endroits qu'elle a fréquentés.

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La démoustication s'opérera par "nébulisation", qui permet une pulvérisation très fine du produit utilisé, "depuis la voie publique". "Le temps de dispersion dans l’air est de quelques minutes seulement, précise le communiqué. Toutefois, pendant les interventions, il est recommandé à la population présente de rester à l’intérieur des habitations et de fermer les fenêtres." Une campagne d'information se déroulera au préalable et consistera en un porte à porte et une diffusion de brochures.

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Qu'est-ce que le chikungunya ?

Le chikungunya est un virus transmis par la piqûre d'un moustique du genre Aedes. Bien qu'il soit endémique en Afrique, en Asie du Sud-est, en Inde et dans l'Ocan Indien, il est apparu pour la première fois en France en 2007 et les premiers cas autochtones ont pu y être observés en 2010. Le moustique tigre est le plus susceptible de véhiculer la maladie. Les symptômes du chikungunya sont une fièvre élevée, des maux de tête, des courbatures, des douleurs articulaires, des nausées ou encore une éruption cutanée.

S'il n'existe aucun traitement du chikungunya, depuis l'épidémie à La Réunion entre 2005 et 2006, le gouvernement s'attèle à prévenir sa prolifération en métropole. Les mesures de prévention dictées par le ministère de la Santé consistent notamment en la "réduction de toutes les sources potentielles de gîtes larvaires constituées par les eaux stagnantes" et " l’application de traitements larvicides". Des insecticides doivent également être utilisés dans et autour de l'habitat. Il est par ailleurs recommandé de porter des vêtements longs et amples, d'utiliser des répulsifs sur les zones de la peau découvertes et des moustiquaires.

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