Catherine Laborde : son état de santé inquiète sa sœur

Lundi, sur les plateaux télévisés de l’émission “L’instant de luxe”, Françoise Laborde s’est confiée sur l’état de santé de sa sœur, atteinte de la maladie de Lewy.

Dans l'émission "L'instant de Luxe", l'ancienne présentatrice du journal télévisé de France 2 a donné des nouvelles sur l'état de santé de sa sœur, Catherine Laborde, qui a présenté la météo sur TF1 pendant près de 30 ans.

"Elle perd la notion du temps et de l'espace"

"Intellectuellement, Catherine est évidemment brillantissime, toujours là et nous avons toujours des conversations de qualité avec elle", a-t-elle tenu à souligner. “Mais parfois, elle perd la notion du temps et de l’espace. Cela lui demande un gros effort intellectuel de savoir exactement où elle est et c’est ce qui la fatigue beaucoup. C’est cela qui l’isole aussi.”

Catherine Laborde souffre en effet de la maladie de Lewy : une maladie neurodégénérative, qui partage les caractéristiques de la maladie de Parkinson et d'Alzheimer. Il y a un an, elle racontait son combat contre cette maladie dans un livre vérité, intitulé “Trembler”.

Face à cette maladie, l’ex-présentatrice de TF1 s’entourerait de sesproches, amis et famille, pour rester forte. Selon sa sœur, cela lui permettrait “de rester ancrée dans une réalité, c'est très important pour elle”.

Pour rappel, la mère des deux présentatrices était déjà décédée de la maladie d'Alzheimer.“Catherine ce n'est pas exactement la même chose, mais oui, c'est difficile”, avoue Françoise Laborde.

La maladie de Lewy : qu’est-ce que c’est ?

Moins connue que la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson, la MCL est pourtant très fréquente (environ 20 % des cas de démences) et affecte un peu plus les hommes que les femmes.

En France, près de 200 000 personnes seraient atteintes par cette maladie dont 67 % qui ne sont pas diagnostiquées. La MCL débute généralement après 50 ans.

Le diagnostic est réalisé à l’aide de critères cliniques : critères dits de "McKeith".

Certains symptômes peuvent être évocateurs d’une MCL : perte de capacités cognitives, hallucinations visuelles, paranoïa, problèmes d’équilibre et chutes, ralentissement physique avec rigidité, troubles du sommeil, troubles de l’attention, changements d’humeur, modification de l’écriture manuscrite…

D’autres signes évocateurs obtenus par imagerie médicale permettent de confirmer le diagnostic.

Toutefois, il n’existe pas malheureusement de traitement curatif, mais seulement des traitements symptomatiques qui peuvent en ralentir la progression :

  • Pour les symptômes cognitifs, certains médicaments utilisés pour traiter la maladie d’Alzheimer fonctionnent bien, en particulier les inhibiteurs de la cholinestérase (Exelon ou Aricept).
  • En ce qui concerne les symptômes moteurs, les traitements utilisés pour la maladie de Parkinson comme la Dopa améliorent la marche ou les transferts. Mais ils doivent être utilisés avec prudence car les effets secondaires peuvent aggraver les symptômes cognitifs, en particulier les hallucinations.
  • Enfin, du côté des troubles du comportement et de l’humeur, certains antidépresseurs peuvent fonctionner, mais il convient d’être très prudent en raison de leurs effets secondaires.

D’une façon générale, le traitement de chaque manifestation symptomatique est susceptible d’en aggraver une autre.

En outre, beaucoup de médicaments antipsychotiques, en particulier ceux de première génération, peuvent causer des effets secondaires dangereux et augmenter le risque de chute ou même de décès chez les personnes atteintes de MCL.

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