the image displays a close-up view of a stent retriever in action, positioned within a blood vessel to retrieve a clotAdobe Stock
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Sans vaisseaux sanguins, nous ne pourrions pas vivre. Ce réseau permettant de transporter le sang d’un organe à un autre et d’éliminer les déchets nous sont vitaux.

La défaillance des vaisseaux sanguins est la raison principale pour laquelle les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. Ceci explique l’importance de pouvoir remplacer ces vaisseaux en cas de défaillance.

Il était donc essentiel, aux yeux de l’équipe de chercheurs de l’Université de Melbourne, de trouver une méthode rapide, peu coûteuse et évolutive pour l'ingénierie tissulaire des vaisseaux sanguins.

Une révolution pour le domaine médical

Les chercheurs de l’université australienne expliquent dans leur rapport que les méthodes actuellement employées dans le but de créer des vaisseaux sanguins en médecine sont lentes, ou encore nécessitent des équipements spécialisés et coûteux.

L’équipe a ainsi développé un vaisseau sanguin à partir de plusieurs matériaux dont des cellules musculaires humaines.

Les chercheurs sont optimistes quant à leurs recherches : « Cette approche représente une avancée significative dans l'ingénierie tissulaire, permettant la fabrication de TEVG (greffes vasculaires issues de l'ingénierie tissulaire) avec des propriétés mécaniques appropriées qui récapitulent les principales caractéristiques structurelles des cellules NBV (vaisseaux sanguins natifs fonctionnels) en quelques heures à l'aide d'une méthode évolutive et accessible. Les TEVG ont démontré des propriétés mécaniques similaires à celles des NBV, ce qui pourrait faciliter la traduction future.

Qu’est-ce que l’ingénierie tissulaire ?

L’ingénierie tissulaire est un ensemble d’innovations qui permettent de remplacer des organes défaillants ou d’aider au fonctionnement de certains. Vaisseaux artificiels, valves cardiaques, stents, implants dentaires, prothèses de la hanche, os ou cartilage synthétique, cœur artificiel, broches, drains, matériaux de suture, pompes portables ou encore greffes de cellules ou de tissus, tous ces éléments qui permettent de réparer ou de régénérer le corps humain sont des biomatériaux et issus de l’ingénierie tissulaire.

Que permet l’ingénierie tissulaire ?

Aujourd’hui, c’est l’impression 3D qui se trouve au cœur de nombreuses innovations comme en 2022, avec le cas d’une américaine atteinte de microtie (malformation de l’oreille), s’étant fait greffer une oreille bioimprimée en 3D.

En France, c’est une équipe de chirurgiens toulousains qui a réalisé la prouesse d’avoir implanté un greffon nasal fabriqué en biomatériau synthétique réalisé sur une imprimante 3D. Plus de dix ans après avoir été traitée pour un cancer des fosses nasales (carcinome épidermoïde) par radiothérapie et chimiothérapie, la femme opérée a été la première patiente au monde à avoir bénéficié de ce type d’intervention.

Plus étonnant encore, un londonien a bénéficié en 2021 du premier implant oculaire fabriqué grâce à une imprimante 3D.

Pour le scientifique de l’information à l’American Chemical Society, Chia-Wei Hsu, l’impression 3D n’en est qu’à ses débuts, les progrès à réaliser sont encore nombreux bien que les résultats pour l’instant obtenus soient remarquables : « Même si nous avons assisté à de nombreux progrès fascinants dans le domaine de l'impression en 3D biomédicale, dans bien des domaines, la technologie n'en est encore qu'à ses balbutiements. Par exemple, des chercheurs ont réussi à bio-imprimer des patches cardiaques vascularisés, mais la fabrication d'une valve cardiaque robuste (à plus forte raison d'un organe entier) est encore loin d'être une réalité. »

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