Ce qui se passe quand on meurt à l’hôpital
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Maquillage, coiffage… : la préparation du corps se fait en chambre mortuaire

Ce qui se passe quand on meurt à l’hôpital© IstockDans une enquête menée sur la mort à l’hôpital par l’Inspection générale des affaires sociales en 2009, la chambre mortuaire, autrefois appelée morgue, est décrite comme un lieu qui "permet aux établissements de poursuivre la prise en charge des malades au-delà de leur mort en assurant un lien avec les familles, les équipes soignantes et les bénévoles" (4). En effet, les familles peuvent y avoir accès une fois que les soins de présentation et d’hygiène ont été prodigués au défunt : si la toilette mortuaire consiste à laver le corps, les soins réalisés par les soignants en chambre mortuaire (agents de chambre mortuaire), rattachés le plus souvent à la direction des soins et des activités paramédicales, permettent la préparation de celui-ci avant qu’il ne soit levé et mis en bière par les pompes funèbres.

Fermeture de la bouche et des yeux, coiffure, maquillage, rasage, habillage… Ces soins réalisés après vérification de l’identité du défunt durent entre 30 minutes et une heure. Mais attention : "Ce ne sont en aucun cas des soins de conservation", précise la cadre de santé, qui eux correspondent à la thanatopraxie (pas obligatoire, sauf cas particuliers). Une fois cette étape terminée, "on va tout tracer dans le registre des décès en attendant que la famille se manifeste. Pour chaque défunt, on a également un petit dossier avec une fiche de liaison qui nous est envoyée par le service de soins. On sait à ce moment-là depuis quand il était hospitalisé, s’il avait des visites, de la famille, si elle est venue voir le corps…"

A noter : tous les établissements de santé ne disposent pas d’une chambre mortuaire. "La loi française indique que tout établissement de santé se doit d’avoir une chambre mortuaire à partir du moment où il enregistre plus de 200 décès par an (5), précise Yannick Tolila-Huet. Les établissements de santé qui n’en possèdent pas peuvent avoir des conventions avec d’autres hôpitaux ou des funérariums privés."

Par ailleurs, attention à ne pas confondre les termes "chambre mortuaire" et "chambre funéraire" : "la chambre mortuaire dépend obligatoirement d’un établissement de santé. On est la dernière chambre du patient, ajoute-t-elle. La chambre funéraire, ou funérarium, dépend des pompes funèbres, qui sont des entreprises à but lucratif."

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Source(s):

(1)"594 000 personnes décédées en France en 2016, pour un quart d’entre elles à leur domicile". Insee. 12 octobre 2017.

(2)"Article R2223-93". Legifrance.

(3)"Article R1112-69". Legifrance. 

(4)"La mort à l'hôpital". Inspection générale des affaires sociales. Novembre 2009.

(5)"Article R2223-90". Legifrance.

(6)"Inhumation". Administration française. Mis à jour le 25 septembre 2018. 

(7)"Crémation". Administration française. Mis à jour le 26 septembre 2018.

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