Cancers du colon et du rectum

Cancers du colon et du rectum : Causes

Certaines maladies inflammatoires graves de l’intestin ainsi que les aliments riches en graisses et pauvres en fibres favorisent son apparition. Entre 60 et 80 % des cancers colorectaux se développent à partir d’un adénome (excroissance de chair), sa transformation en cancer varie en fonction de sa taille. D’autres facteurs sont d’ordre familiaux et génétiques, le syndrome de cancer colique familial ou la polypose colique familiale, rare, est à l’origine de 6% des cancers, se caractérise par de nombreux polypes au niveau du colon chez plusieurs membres de la même famille. En l’absence d’intervention chirurgicale pour les enlever l’évolution vers le cancer est obligatoire. La maladie de Crohn ou la RCH, peuvent évoluer à long terme vers une cancérisation du colon.

Cancers du colon et du rectum : Symptomes

Les signes cliniques du cancer du colon et du rectum sont très variables. Longtemps asymptomatique (silencieux), le cancer du colon peut se révéler par des douleurs abdominales, des troubles du transit (diarrhée, constipation) récents, une anémie, des selles rouges ou noires (maelena)... Parfois il se révèle par une complication (occlusion intestinale...). Les signes du cancer du rectum sont plus spécifiques. Il s’associe souvent des rectorragies (selles rouges), des faux besoins, des besoins impérieux, une anémie. Le diagnostic est souvent fait à un stade tardif.

Cancers du colon et du rectum : Prévention

La prévention des cancers colo-rectaux passe d’abord par une alimentation équilibrée associant peu de graisses d’origine animale et un apport nutritif riche en fibres. L’exérèse systématique des polypes découverts au cours d’une coloscopie est la principale mesure de prévention du cancer du colon. La prévention consiste en l’identification des sujets à risques âgés de plus de 45 ans, ayant des antécédents familiaux de cancers du colon ou issus d’une famille présentant une polypose. Un dépistage avec le test 'hémoccult' qui consiste à prélever trois jours différents un peu de matière de trois selles différentes. On recherche s’il y a du sang dans les selles. Si le test est positif, on complète par une coloscopie.

Cancers du colon et du rectum : Examens

L’examen clinique est insuffisant pour établir le diagnostiquer. L’examen clé est la coloscopie suivie de l’examen histopathologique de la tumeur (après biopsie). Pour le cancer du rectum, on fait un écho endoscopie rectale sous anesthésie générale. Cet examen associe une caméra pour visualiser la tumeur et un doppler pour voir précisément l’épaisseur de la tumeur. Le dosage de l’ACE permet de révéler une récidive. Il faut faire un bilan d’extension (rechercher s'il y a d’autres localisations du cancer dans le corps). Pour le colon et le rectum, la radio des poumons, l’échographie abdominale, le scanner des poumons, du ventre et du bassin (thoraco-abdomino-pelvien). Pour le rectum, on fait une IRM du pelvis (petit bassin).

Cancers du colon et du rectum : Traitements

Dans leurs phases initiales et non invasives, les cancers du colon et du rectum ont un bon pronostic après l’ablation de la tumeur par chirurgie, idéalement avant que la tumeur n’évolue. Les polypes sont des tumeurs précancéreuses. Elles sont enlevées lors d’une coloscopie. Si la tumeur est diagnostiquée cancéreuse, la chirurgie consiste à enlever la partie du colon ou du rectum qui a été touchée et à relier les deux parties saines du tube digestif restant. Après l’opération, une chimiothérapie anticancéreuse est indiquée. Cette association augmente de 30% les chances de survie. Une radiothérapie est indiquée systématiquement après opération du cancer du rectum: cette radiothérapie a pour but de diminuer le taux de récidive.

Cancers du colon et du rectum : Evolution

Les cancers du rectum et du colon peuvent guérir définitivement s’ils sont diagnostiqués dans leur phase initiale ou dans leur phase précancéreuse. Si la tumeur reste localisée dans la paroi intestinale, la chirurgie est un moyen radical et salvateur dans plus de 80 % des cas. Malheureusement le taux de mortalité encore trop élevé en France et en Europe est lié au diagnostic tardif de la maladie.

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