Mélanome : le cancer qui touche de plus en plus d’hommes

Publié le 05 Novembre 2018 à 13h18 par Morgane Garnier, Journaliste Santé
Une nouvelle étude anglaise démontre que le mélanome, la forme de cancer de la peau la plus dangereuse, est plus meurtrier chez les hommes que chez les femmes. Une tendance observée dans le monde entier et dont les raisons restent à déterminer. 

© IstockSelon l'Institut national du cancer, 11 176 cas de mélanome, la forme de cancer de la peau la plus dangereuse, ont été recensés en 2012. S'il aurait tendance à toucher plus de femmes (53%) que d'hommes (47%), il serait plus meurtrier chez ce dernier. C'est du moins ce que suggère une nouvelle étude présentée en novembre 2018 lors d'une conférence donnée au Royaume-Uni par le National Cancer Research Institute, qui explique les taux de mortalité des hommes touchés par le mélanome sont en hausse dans le monde entier, contrairement à ceux des femmes.

Taux de mortalité par mélanome : une différence frappante entre les deux sexes en Australie

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les données de mortalité du monde entier fournies par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur une période allant de 1985 et 2015. Leur étude s'est concentrée sur 33 pays pour lesquels les données étaient les plus fiables. Celles des hommes et des femmes ont été comparées en prenant en compte l'âge. Il a pu être observé que dans tous les pays à part la République Tchèque, les taux de mortalité par mélanome ont augmenté chez les hommes alors qu'ils ont baissé ou stagné chez les femmes. Dans 18 pays, cette augmentation est de l'ordre de 50%. En Australie par exemple, la différence entre les deux sexes est frappante : entre 2013 et 2015, environ 6 hommes sur 100 000 sont morts du mélanome contre 2,53 femmes sur 100 000. Au Japon, là où le taux de mortalité par mélanome est le plus bas, 0,24 hommes sur 100 000 y ont succombé contre 0,18 femmes sur 100 000.

Mélanome : les hommes se protégeraient moins du soleil que les femmes

Si le Dr Dorothy Yang rappelle que "le facteur de risque majeur du mélanome est la surexposition aux UV du soleil ou artificiels", elle explique que "plus de recherches seront nécessaires pour explorer les facteurs à l'origine de ce phénomène. [Toutefois], des preuves suggèrent que les hommes se protègent moins du soleil et se sentent moins concernés par les campagnes de prévention du mélanome." Des recherches seraient également en cours pour tenter de mettre en évidence d'éventuels facteurs biologiques.

"Ces résultats suggèrent aussi que le mélanome continuera à être un problème de santé au cours des prochaines années, ajoute-t-elle, et nous aurons besoin de trouver des stratégies efficaces pour diagnostiquer et soigner les patients."

Mélanome : quels traitements possibles ?

Le traitement du mélanome dépend de plusieurs facteurs, notamment sa localisation et son stade d'avancement. Ainsi, lorsque la tumeur est localisée, "la chirurgie est le traitement de référence", informe l'Institut national du cancer. S'il y a des métastases et que celles-ci sont peu nombreuses et facilement accessibles, une exérèse chirurgicale pourra également être effectuée. Par ailleurs, une radiothérapie peut être envisagée dans certains cas, seulement pour soulager les symptômes.

Vidéo : Cancer de la peau : les symptômes qui doivent alerter

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