Hémorragie cérébrale : l'alcool peut-il être en cause ?

Publié le 16 Janvier 2019 à 17h00 par La Rédaction Médisite
L’hémorragie cérébrale est une urgence médicale absolue pouvant potentiellement engager le pronostic vital. Ce saignement intracrânien peut avoir de nombreuses origines. Il se manifeste notamment dans près de 10 à 15 % des accidents vasculaires cérébraux. Mais quelles sont les autres causes possibles ? L’alcool peut-il être incriminé ?
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Les principales causes de l’hémorragie cérébrale

Il est important d’établir une distinction entre l’hémorragie primitive et l’hémorragie secondaire.

La première constitue la forme la plus fréquemment observée. Elle survient de manière spontanée en l’absence de toute malformation existante. L’hypertension artérielle représente la cause majeure d’hémorragie cérébrale primitive. Le risque est d’autant plus élevé lorsque la maladie cardiovasculaire est associée à un alcoolisme chronique. La consommation excessive d’alcool constitue, en effet, un facteur de risque majeur.

La seconde forme, elle, est dite secondaire. Elle est ainsi qualifiée lorsqu’elle peut être expliquée par une cause tangible : rupture d’anévrisme, trouble de la coagulation, tumeur cérébrale, thrombophlébite cérébrale…

Les symptômes de l’hémorragie cérébrale

Les manifestations cliniques d’une hémorragie intracérébrale surviennent souvent brutalement. Chez certains patients, l’épanchement sanguin va déclencher d’intenses céphalées. Plus l’hémorragie va s’étendre, plus les symptômes vont évoluer, allant de la simple faiblesse musculaire à la perte progressive de sensations jusqu’à l’hémiplégie.

On observe généralement un état de confusion chez les victimes. Peu à peu, les grandes fonctions de l’organisme sont affectées : la vision, la parole, la motricité…

Un signe parmi les plus évocateurs de l’accident vasculaire cérébral : les yeux qui partent dans des directions opposées.

Le diagnostic de l’hémorragie cérébrale

Si les signes de l’hémorragie cérébrale sont caractéristiques, il est impératif que le médecin puisse en visualiser l’étendue et la localisation précise. Pour cela, le praticien va requérir la réalisation d’un scanner cérébral.

Dans certains cas, il pourra également préconiser d’autres examens d’imagerie médicale (IRM, angiographie cérébrale…) afin de préciser son diagnostic et, surtout, de déterminer la cause exacte de l’hémorragie lorsque cette dernière n’est pas imputable à l’hypertension artérielle ou à un éthylisme chronique.

Cette étape du diagnostic est essentielle à la détermination de la stratégie thérapeutique à mettre en œuvre.

Le traitement de l’hémorragie cérébrale

La prise en charge de l’hémorragie dépend de sa gravité. Lorsque cela est encore envisageable, la voie médicale est privilégiée. Elle passe par la maîtrise de la pression artérielle, mais également par le traitement médicamenteux des éventuelles complications. Mais lorsque le saignement ou l’hématome est trop important, une intervention chirurgicale constitue le traitement de dernière intention.

En outre, la prévention revêt ici une importance capitale. L’instauration de mesures préventives chez les personnes présentant un risque accru est primordiale. La diminution, voire l’arrêt total de la consommation d’alcool ou de tabac, représente un levier d’action déterminant pour éviter les accidents vasculaires de ce type.

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