Choux, broccoli, navet... Nous ne sommes pas tous égaux face au goût de certains aliments amères. Depuis la découverte du 1931, du chimiste américain Arthur Fox, on sait qu'une variation génétique présente chez certaines personnes les rend sensibles à la phénylthiocarbamide (PTC). Ce composant chimique contenu dans certains aliments leur procure une sensation plus prononcée d'amertume que les autres, on les appelle "les super-goûteurs". Mauvaise nouvelle pour cette catégorie de personne, une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique European Journal of Nutrition montre qu'elles peuvent auraient plus de risque d'être atteintes d'un cancer.

Jusqu'à 58% de risque en plus

Pour cette étude, les chercheurs ont mené un sondage sur les habitudes alimentaires de 5 500 volontaires. En comparant leur réponse avec leur bilan de santé pendant plus de 20 ans, les chercheurs se sont rendus compte que les personnes modérément sensibles au fameux goût amer avait 40 % de risque de cancer de plus que les autres. Le risque s'est élevé à 58% pour les personnes avec une sensibilité très prononcée.

La première hypothèse des chercheurs étaient que les personnes plus sensibles à l'amertume mangeaient donc moins de légumes vert et bénéficiaient moins de leurs propriétés anti-cancer. Mais en rescenscant les données d'une étude qui avaient étudié le régimes alimentaires de personnes atteintes de cancer ils se sont rendus compte que ça n'était pas le cas. Aujourd'hui encore la raison de ce lien reste inconnue, plus de recherches se poursuivent afin d'élucider ce nouveau mystère médical.

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Sources

Link found between bitter-taste sensivity and cancer risk, PennState University, 20 juillet 2018

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mots-clés : Cancer
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