Cancer broncho-pulmonaire

Cancer broncho-pulmonaire : Définition

Le cancer broncho-pulmonaire (synonyme : cancer du poumon) est une tumeur maligne du poumon. Première cause de mortalité par cancer chez l’homme, il est lié à la consommation de tabac. La classification des cancers du poumon, obtenue par l’analyse au microscope (analyse anatomopathologique)d’un fragment du cancer, distingue 2 groupes, les cancers bronchiques à petites cellules, très sensibles à une chimiothérapie et les cancers bronchiques non à petites cellules (carcinomes épidermoïdes, adénocarcinomes, les carcinomes à grandes cellules), accessibles à la chirurgie.

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Cancer broncho-pulmonaire : Causes

Le tabac est de loin la cause essentielle des cancers pulmonaires provoquant 9 cancers sur 10 chez l’homme. Le risque est multiplié par 10 chez le fumeur par rapport au non fumeur. La durée du tabagisme et l’âge de début sont des facteurs plus importants que la quantité fumée pour l’estimation du risque. Le tabagisme passif est aussi un facteur de risque. On peut citer aussi l’inhalation de substances cancérigènes liées à la pollution, ou à l’industrie (amiante, substances radioactives, ...). De plus, il existe une potentialisation entre ces polluants et la fumée de cigarettes. Des facteurs génétiques encore mal connus font que certaines personnes, pour un tabagisme égal, sont plus touchées que d’autres, ce qui semble être le cas particulièrement chez la femme.

Cancer broncho-pulmonaire : Symptomes

Toux, essoufflement, bronchite ou pneumonie résistante au traitement, crachats de sang. Des difficultés à avaler, un changement de la voix ou des douleurs de la poitrine, perte de poids, fatigue, baisse de l’appétit ou fièvre peuvent être également révélateurs de la maladie. En cas de métastases, c’est-à-dire d’une dissémination du cancer pulmonaire dans de le reste de l’organisme, des douleurs osseuses, des maux de tête, des douleurs abdominales. D’autres pathologies peuvent expliquer une toux persistante, un crachat de sang, la tuberculose, les abcès du poumon, les pneumonies mais également d’autres anomalies des bronches d’origine non cancéreuse, ou même des tumeurs bénignes du poumon.

Cancer broncho-pulmonaire : Prévention

L’identification et l’éviction des polluants cancérigènes (exemple : amiante) et surtout l’abstention d’une consommation tabagique permet de diminuer le risque de développer un cancer pulmonaire. A l’arrêt du tabagisme, le risque persiste toutefois pendant de nombreuses années (plus de 10 ans) : il est donc essentiel d’arrêter de fumer le plus tôt possible.

Cancer broncho-pulmonaire : Examens

Une radiographie du thorax peut montrer une masse, des ganglions, ou du liquide autour du poumon (pleurésie). Le scanner thoracique précise la taille, la localisation de la tumeur, l’atteinte des ganglions dans le poumon et l’extension éventuelle du cancer au niveau de l’abdomen (foie, glandes surrénales). La fibroscopie bronchique, c’est-à-dire l’étude des bronches par une petite caméra que l’on introduit par le nez, est fondamentale. Elle permet de trouver une anomalie des bronches, et de réaliser des prélèvements (biopsie) en vue de caractériser le type du cancer. Une fois le diagnostic posé, il est important de préciser l’extension du cancer par la pratique d’un scanner du thorax, d’une échographie de l’abdomen, d’un TDM du cerveau et d’une scintigraphie osseuse

Cancer broncho-pulmonaire : Traitements

La détermination du traitement dépend du type de cancer, de l’étendue de la maladie, et de l’état général du patient. Une chirurgie est réalisable si la tumeur est bien localisée et si le patient est en bonne santé par ailleurs. La chimiothérapie, l’administration, par voie intraveineuse, de médicaments ayant un effet toxique sur les cellules malignes. La radiothérapie, l’administration de rayons sur les cellules tumorales, visant à les détruire. Ces 3 modalités de traitement peuvent être associées. L’utilisation de la morphine contre les douleurs, oxygène pour améliorer la respiration, antibiotiques pour des infections pulmonaires, cortisone contre les inflammations, transfusions de sang en cas d’anémie.

Cancer broncho-pulmonaire : Evolution

Les facteurs pronostiques principaux en cas de cancer du poumon sont le type de la tumeur, son degré d’extension, mais aussi l’état général du patient. Les cancers à petites cellules ont un potentiel évolutif plus rapide que l’autre groupe, mais sont également plus sensibles à la chimiothérapie. Schématiquement, si la tumeur est accessible à une intervention chirurgicale à visée curative, son pronostic est plutôt bon. Comme complications pouvant émailler le cours de la maladie, citons l’apparition de crachats de sang, une perte de poids, des douleurs dans la poitrine, des épisodes infectieux.

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