Attaque de panique : comment la stopper rapidement ?

Souvent handicapantes, les attaques de panique provoquent de nombreux symptômes physiques et psychologiques inquiétants. Médicaments, psychothérapie, sophrologie, respiration : quels sont les meilleurs moyens pour en finir avec ces crises d’angoisse ? On fait le point avec le Pr. Abdel Boudoukha, psychologue clinicien et psychothérapeute.
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Une attaque de panique, parfois appelée “crise d’angoisse” ou “crise de spasmophilie” dans le langage courant, peut être définie comme une crise d’anxiété soudaine et très intense, qui s’accompagne de nombreux symptômes physiques et psychologiques. On peut notamment citer les palpitations, les tremblements, l’accélération du rythme cardiaque, la sensation d’étouffement, mais aussi la peur de perdre le contrôle de soi, de devenir fou, de mourir ou encore le sentiment que ce qui nous arrive n’est pas réel.

“Une attaque de panique se caractérise par sa soudaineté et l’intensité de ses symptômes”, explique Abdel Boudoukha, professeur des universités, psychologue clinicien et psychothérapeute à Nantes, membre de la Fédération Française des Psychologues et de Psychologie (FFPP). “Généralement, elle dure vingt à trente minutes”.

Autre spécificité de ce trouble : le patient n’en connaît pas la cause directe. Il y a donc une part d’irrationnel dans la peur ressentie. Il est néanmoins possible d’expliquer les attaques de panique de manière scientifique, ces dernières ayant été très étudiées. Leur compréhension passe par l’intrication de trois ensembles de facteurs : biologiques, psychologiques et sociaux.

Attaques de paniques : des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux

“Les patients qui présentent ces attaques ont un seuil de tolérance plus faible aux changements corporels”, explique le spécialiste. Par exemple, si leur rythme cardiaque s’accélère, ils vont le remarquer beaucoup plus vite que les autres.

“Dès lors que des petits changements s’opèrent sur le plan physiologique, certaines croyances vont se mettre en place”. Le patient peut ainsi penser que si son cœur bat plus vite, ce doit être grave. Il finit par se focaliser sur ce signe physique et ses implications potentielles, ce qui augmente les risques que survienne une attaque de panique.

En outre, le milieu social du patient peut aussi favoriser ces crises d’angoisse, en particulier les exemples parentaux. “Si l’on a vécu dans un milieu anxieux, on est plus à même de l’être soi-même. On peut baigner dans du stress chronique sans s’en rendre compte”.

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Source : Merci au Pr. Abdel Boudoukha, psychologue clinicien et psychothérapeute. 
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