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Pourquoi je ne l’aime pas ?

Vous êtes la seule à le savoir mais peut-être l’ignorez-vous aussi. Dans tous les cas, il est bon de se poser la question. « Il faut même aller plus loin et se demander : comment puis-je essayer de la trouver sympathique ? » indique Charly Cungi*, spécialiste des thérapies comportementales. Il s’agit en effet souvent de blocages qui entravent la communication. Si les choses ne sont pas posées dès le début, chacun va rester sur son idée de départ et la relation se construira sur des non-dits. « Le problème est forcément affectif. Votre fils l’a épousée, c’est donc une histoire d’amour : il vous faut partir de ce point de vue pour établir une relation positive centrée sur le respect. Quelqu’un à fait entrer dans la famille quelqu’un de différent : il faut apprendre à la connaître autour de ce qui va bien » explique le psychiatre.

*Auteur de Savoir Gérer son Stress en Toutes Circonstances , et Savoir s’Affirmer.

Pourquoi je ne l’aime pas ?

Savoir rester objective

Trop occupée à critiquer l’autre, on oublie parfois de se demander quelle est notre part de responsabilité dans la situation. Ce n’est pas facile, mais s’arrêter un moment permet de se demander si on a concrètement quelque chose à lui reprocher. Et si, finalement, le problème venait de vous ? « Partir de soi pour trouver l’origine du problème, c’est une manière de prendre soin des autres. Remettre la situation dans son contexte et se regarder soi évite de tomber dans un piège fréquent : les personnes que l’on fait le plus souffrir sont souvent celles qu’on aime le plus » souligne Charly Cungi. Identifier l’origine du problème peut se faire à l’aide d’une question toute simple : quand elle m’énerve, que se passe-t-il ? Qu’est-ce qui me fait réagir à ce moment-là, qu’est-ce que je ressens, qu’est-ce qui me passe par l’esprit, quels domaines son concernés (sa manière d’élever mes petits-enfants…), etc ?

Savoir rester objective

Comment éviter l’affrontement ?

Lors d’évènements familiaux, chacun y va de sa petite phrase, tentant hypocritement de faire passer un message... En réalité, cela s’apparente à une agression qui peut parfois virer à l’affrontement. « Parfois un bon clash peut être salvateur. Aller au conflit peut être bénéfique en fonction de l’analyse que vous faites de la situation : cet affrontement va-t-il aggraver ou maintenir le problème ? » explique Charly Cungi. Pour éviter tout dérapage verbal, il faut apprendre à distancier : est-ce si important de tout dire ? Essayer de voir les choses à travers le point de vue de l’autre peut aider à relativiser. « Ecoutez soigneusement en quoi l’autre peut avoir raison, soulignez les points d’accord, puis éventuellement donnez votre avis en dernier. Si cela est vraiment impossible, donnez-lui raison pour éviter les rapports action-réaction en chaîne : le calme est contagieux. »

Comment éviter l’affrontement ?

J’ai du mal à faire semblant

Une fois les bonnes résolutions prises, vous pouvez avoir l’impression de devoir mentir, de faire semblant et cela vous gène. Vous pouvez aussi avoir un sentiment d’injustice et la colère peut revenir si vous avez l’impression d’être la seule à faire un effort, et d’être lésée. Il y a une différence entre se forcer et être polie : inutile de simuler la sympathie, il faut trouver la position la plus acceptable pour tous. « L’objectif est de limiter les dégâts en diminuant les interactions avec votre belle-fille, puis de s’appuyer sur les codes sociaux et la politesse pour conserver un lien » résume Charly Cungi. L’idéal est en effet d’arriver à explorer le problème sans aggraver la situation. « L’idée n’est pas de faire semblant mais de gagner du temps pour réfléchir à : comment et quand vais-je pouvoir améliorer la situation ? » explique-t-il.

J’ai du mal à faire semblant

Ne pas se mettre son fils à dos

Et votre fils dans tout ça ? Il se trouve lui-même dans une situation embarrassante et a peu d’options : choisir et engendrer une rupture, se détourner pour se protéger ou faire le conciliateur, ce qui n’est pas son rôle. Pourtant, le problème trouve parfois ici sa source et c’est autour de lui que vous devriez vous « retrouver » puisqu’avec votre belle-fille il est votre plus grand point commun. « Il faut lui en parler, mais en fonction de votre état de communication avec lui. Que pouvez-vous lui dire ? Si aucun dialogue n’est possible, s’en tenir à ne pas aggraver les choses en limitant les interventions » conseille Charly Cungi. « Il peut y avoir un conflit de loyauté mère-fils, mais la plupart du temps, on se fait des films, on présume de ce que pensent les autres. En fait le cas le plus fréquent c’est que les gens s’aiment bien mais ont du mal à vivre ensemble… » Un point à garder à l’esprit !

Ne pas se mettre son fils à dos

C’est plus fort que moi !

Ces problèmes liés à l’affect peuvent rapidement vous miner, devenir obsessionnels et vous gâcher la vie. Si vous ne trouvez pas le déclencheur, si vous n’arrivez pas à formuler de reproches concrets, c’est sans doute que la raison est plus profonde et qu’il va vous falloir une aide extérieure pour gérer la situation. En attendant d’arriver à vous défaire du problème, essayez de garder une certaine distance, de ne pas nuire aux autres et de vous recentrer sur vous-même. Cela permet de ne pas tomber dans la surenchère des tensions et autres reproches. « Comme n’importe quoi quand on n’arrive plus à gérer soi même, on s’adresse à un spécialiste. Sauf cas extrême et cas pathologique, on peut généralement s’entendre avec quelqu’un en travaillant, même si on ne l’a pas choisi soi-même » conclue le psychiatre.

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