Hépatite E du rat : un premier cas chez les humains identifié

Publié le 01 Octobre 2018 par Claire Ménage, journaliste santé
C’est une première mondiale quelque peu inquiétante ! Un cas d’hépatite E du rat a été détecté chez un homme de 56 ans selon l’Université de Hong Kong.
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Les cas d’hépatite E du rat n’étaient jusque là répertoriés que sur l'animal. Cependant, dans une conférence de presse du 28 septembre 2018, des scientifiques de l’Université de Hong Kong ont pu identifier le virus chez un homme de 56 ans. L'Université explique avoir "prouvé pour la première fois au monde que le virus de l'hépatite du rat (HEV du rat) peut être transmise aux êtres humains et provoquer une infection clinique. Il n’y avait aucune autre preuve que le virus du rat pouvait contaminer l’homme". Cette découverte a eu lieu à la suite d’une greffe de foie sur le patient. Après une multitude de tests, les médecins ont aperçu un disfonctionnement ainsi que des troubles de la fonction hépatique du foie. Selon le journal South China Morning Post (SCMP), cette découverte est un "signal d’alarme pour améliorer l’hygiène environnementale et empêcher les rats de se multiplier".

"Des aliments contaminés par des excréments de rongeurs"

Pour comprendre comment ce patient a pu devenir le premier homme porteur dune souche d’hépatite E du rat, il faut remonter à sa source. L'hépatite du rat est "une cousine très éloignée des variantes humaines de l'hépatite E", explique l'université. Les chercheurs pensent que le patient a pu favoriser son infection via des aliments contaminés par des excréments de rongeurs. D’après des propos rapportés par le SCMP, l'homme vivait dans une cité où les abords de son domicile présentaient des signes d'infestation par les rats". Aujourd’hui en convalescence, le patient a retrouvé un état de santé "tout à fait normal" d’après le journal chinois. Il aurait reçu un médicament antiviral (ribavirine) pour traiter les infections d’hépatite E.

Fièvre, fatigue, jaunisse ...

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), "on estime chaque année à 20 millions le nombre d’infections par le virus de l’hépatite E". On comptait en 2015, 44 000 décès due à l’hépatite virale. Pour la reconnaitre, Santé Publique France fait savoir que la plupart du temps, l'hépatite E est asymptomatique. Cependant, des symptômes peuvent apparaître chez certains cas, tels qu'une fièvre, une fatigue, des nausées, des vomissements, des démangeaisons et un ictère (jaunisse). Le diagnostic de l'hépatite E repose sur des tests sérologiques qui révéleront la présence d'anticorps spécifiques IgM et IgG. Aucun traitement n'existe pour soigner l'hépatite E jusqu'ici uniquement observée chez l'humain qui peut entraîner des complications notamment neurologiques, c'est pourquoi il est important de mettre en application les mesures de prévention.

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