Carcinome baso-cellulaire : les récidives augmenteraient le risque de cancer des intestins

Une étude américaine révèle un lien entre la fréquence de récidice des cancers de la peau appelé carcinoe baso-cellulaire et le développement de cancers additionnels comme celui du sang, de la peau, du côlon ou de la prostate.

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© Adobe StockLes carcinomes baso-cellulaires représentent la majorité des cancers cutanés. Dans la plupart des cas, ils se soignent très biens. En revanche, le risque de récidive s'élève à 60%, selon une nouvelle étude menée par les chercheurs de Stanford University School of Medicine (Etats-Unis). Les résultats de cette recherche montrent qu'une fréquence anormale de récidive de carcinomes baso-cellullaires pourrait correspondre à un risque élevé de cancers additionnels (sang, du seins, des intestins ou encore de la prostate..).

Une mutation génétique à l'origine du risque de cancers aditionnels élevé ?

"La peau étant l'organe le plus important en matière de surface sur le corps, elle est constituée de tant de mutations génétiques qu'elle consititue une carte parfaite en matière de signal d'alarme sur le risque individuel d'un cancer", explique le chercheur. Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont étudié les cas de 61 patients soignés pour un carcinome basocellulaire avec des récidives plus que fréquentes. "Sur les 10 ans d'étude,s nous avons remarqué que les personnes ayant développé un carcinome baso-cellulaire plus de 6 fois avaient plus de risque de développer un autre cancer non lié", expliquent les chercheurs. Parmi tous les sujets, 21 ont rapporté des antécédents de cancers additionnels de type cancer du sang, mélanome, cancer de la prostate ou encore du sein ou du côlon.

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Néanmoins, les chercheurs ont tenu à tempérer les résultats de leur recherche en soulignant que "ce n'est pas parce que vous avez eu un cancer de la peau que vous aller en développer un autre ailleurs".

D'autre part, les résultats ont également permis aux scientifiques d'identifier une piste qui permettrait d'identifier clairement le processus causant des récidives plus fréquentes chez certains. "Nous avons remarqué que 20% des personnes avec des récidives fréquentes possèdent la même mutation génétique sur l'un des gènes responsable de la réparation de la peau", explique les chercheurs. Une part assez importante selon eux, qui pourrait consittué une piste pour des travaux sur d'éventuels traitements.

Carcinome basocellulaire : comment il se développe

Le développement anarchique de cellules cancéreuses se fait à partir des cellules basales de l'épiderme, la couche superficielle de la peau. C'est ainsi que se forme un carcinome basocellulaire. Progressivement, la multiplication cellulaire étend la lésion en surface, mais aussi en profondeur. Le carcinome peut ainsi envahir les structures sous-cutanées comme un muscle ou un os. Cependant, ce type d'évolution est de moins en moins observée, le carcinome étant en général pris en charge bien avant. Le carcinome basocellulaire n'envahit pas le système lymphatique et ne métastase pas.

Les signes :Une lésion cutanée qui grandit, qui saigne ou qui présente une ulcération doit mener à consulter. La plupart du temps, le carcinome basocellulaire apparaît sous une forme nodulaire. Il est alors ferme et bien délimité. D'autres formes sont plus superficielles et s'étendent en surface. Enfin, plus rare mais plus agressif, le carcinome basocellulaire sclérodermiforme ressemble à une cicatrice diffuse.

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