"Depuis 30 ans, les viticulteurs produisent du vin avec une teneur d’alcool de plus en plus élevée, en supposant que c’est ce qui est le plus apprécié chez les consommateurs", explique le neuroscientifique Ram Frost du BCBL (Basque Center on Cognition, Brain and Language) de San Sébastian (Espagne) dans la revue Plos One, qui a publiée l’étude. De ce constat, les chercheurs ont voulu tester l’impact de l’alcool sur le cerveau. Verdict : moins il y a d’alcool, plus le vin est savoureux.

L'activité cérébrale hémisphère gauche (en haut) et hémisphère droit (en bas) après un vin faible en alcool :

L'activité cérébrale hémisphère gauche (en haut) et hémisphère droit (en bas) après un vin faible en alcool :© Fotolia

©Plos One/ L'activité cérébrale de l'hémisphère gauche (en haut) et droit (en bas) d'une personne ayant consommée un verre de vin rouge faible en alcool.

Plus il y a d’alcool, moins le consommateur est attentif aux saveurs

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont fait goûter des échantillons de vin à 21 consommateurs "inexpérimentés", qui ne boivent pas plus d’une fois par semaine. Les échantillons ayant de plus ou moins fortes teneurs en alcool. Les scientifiques ont ensuite analysé les réactionsdasn les cerveaux de chaque volontaire grâce à des IRM. Constat : l’activité cérébrale est plus forte quand les participants consomment du vin moins alcoolisé. Selon le Pr Ram Frost les vins sont forts en alcool, les consommateurs sont moins attentifs aux sensations du palais car ils "manquent souvent de finesse et éclipsent les saveurs et les arômes". Pour le chercheur, "ces résultats sont intéressants pour évaluer les méthodes de production d’un produit aussi complexe que le vin."

Vidéo . Il tente de créer un vin pétillant

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