Incinération, inhumation… ou aquamation ? Cette nouvelle technique funéraire, également appelée crémation sans combustion ou crémation par l’eau, gagne du terrain et séduit les personnes soucieuses de l’environnement. Elle consiste simplement à se servir de l’eau comme d’un accélérateur dans le processus naturel de décomposition d’un corps, explique le site LiveScience.

Entre 4 et 10 heures dans une eau à 93 degrés

Plus précisément, l’aquamation utilise une cuve remplie d’eau chauffée à 93°C. Celle-ci contient un excès d’éléments chimiques (des carbonates et des hydroxydes) qui va permettre l’accélération du phénomène de décomposition du corps. L’aquamation dure en moyenne 4 à 10 heures selon le poids du corps. A la fin du procédé, seuls les os subsistent. Ces résidus osseux sont alors broyés, de la même manière que dans le cadre d’une incinération, et placés dans une urne remise aux proches du défunt. L’eau de la cuve peut également être récupérée et utilisée comme fertilisant. En effet, elle est riche en matière organique, dépourvue de produits polluants et exempte de toute trace d’ADN, qui a été détruit par le procédé.

10 fois moins d’énergie qu’une incinération

Mais ce n’est pas la seule raison qui explique que cette technique soit considérée comme écologique : elle consommerait 10 fois moins d’énergie que la crémation. De même, "puisque la crémation par l’eau n’utilise pas le procédé de combustion, elle est respectueuse de l’environnement et ne produit ni gaz toxiques ni polluants de l’air", selon la Mayo Clinic dont le centre du Minnesota (Etats-Unis) utilise cette technique à des fins de recherche. Une variante légèrement plus énergivore mais deux fois plus rapide existe également. Il s’agit de la résomation, qui nécessite une eau entre 150 à 180°C avec une mise sous pression. Elle reste cependant plus écologique que l’incinération qui requiert quant à elle une température de 850°C. Mais peut-on faire le choix de l’aquamation ou de la résomation en France ? Pas pour le moment. Elle n’est actuellement légale qu’en Australie, au Québec et dans 15 Etats américains depuis que le gouverneur de Californie a signé son autorisation le 15 octobre 2017. En Europe, elle n’est utilisée que dans les milieux vétérinaires en cas d’épidémie pour éliminer tous les virus ou bactéries qui auraient contaminé les animaux abattus.

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mots-clés : Santé au quotidien
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