Cancer du pancréas : les chances de survie sont meilleures dans certains hôpitaux

La mortalité du cancer du pancréas dépendrait de l’hôpital dans lequel le patient est pris en charge. Plus cet hôpital pratiquerait d’opérations du pancréas par an, meilleure serait la survie. Explications.

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Comment bien soigner son cancer du pancréas ? En choisissant avec attention son hôpital, à en croire une étude menée par le Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Lille et présentée au 119e congrès de l’Association Française de Chirurgie (AFC). En effet, selon cette recherche, il existe en France "deux fois plus de risque de mourir [du cancer du pancréas] dans un hôpital qui réalise moins de 20 opérations par an", rapporte l’AFC dans un communiqué.

Un risque de mortalité augmenté de 71%

Les chercheurs à l’origine de l’étude sont rattachés au département de chirurgie digestive et transplantation du CHRU de Lille. Ils se sont appuyés sur les données de santé de 12 333 patients opérés de résection pancréatique entre 2012 à 2015 en France, notamment sur la mortalité à 90 jours. Cette opération consiste à enlever par une chirurgie la partie du pancréas touchée par le cancer. Résultat : se faire opérer du pancréas dans un centre réalisant moins de 20 opérations de ce type par an augmenterait le risque de mortalité de 71%. Et ce même pour les patients à faible risque, dont la mortalité était de 6,2% à 90 jours dans les centres réalisant moins de 20 opérations par an contre une mortalité de 3,5% dans les centres réalisant plus de 50 opérations.

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Un besoin de transparence pour mieux choisir son hôpital

En cause : "la formation du personnel soignant ou l’équipement technique de l’établissement", qui peuvent être insuffisant en cas de faible activité du centre dans ce domaine. Mais le choix de l’hôpital ne doit pas se limiter à ce seul critère du nombre d’opérations annuelles. "La majorité des hôpitaux et des cliniques français opèrent moins d'une vingtaine de ces malades par an", indique le professeur Patrick Pessaux à l’institut hospitalo-universitaire (IHU) de Strasbourg et Secrétaire général de l’AFC dans le communiqué de cette association. "Même si le cap de 50 opérations annuelles semble nécessaire pour atteindre une certaine sécurité dans le diagnostic et le geste, d’autres critères doivent être intégrés", ajoute-t-il. "Sans tomber dans des classements simplistes des établissements de santé, davantage de transparence est nécessaire, fondée sur des résultats factuels médicaux et sur la qualité de la prise en charge du parcours de soins" propose enfin le professeur Pessaux. Aujourd’hui, "la majorité des patients ignorent ces chiffres. Ils doivent avoir la possibilité de choisir leur établissement en toute connaissance", conclue le spécialiste.

Vidéo. Pourquoi le cancer du pancréas est virulent

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