Cancer de l’anus : son incidence multipliée par 3

Publié le 22 Mai 2018 par Bénédicte Demmer, journaliste santé
Dans une tribune pour le journal Le Monde un collectif de proctologues souligne l'importance de l'information et de la vaccination pour prévenir le cancer de l'anus dont l'incidence a été multipliée par 3 en 30 ans. 
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© Adobe StockIl est mal placé, il est tabou et il est rare... Dans une tribune pour le journal Le Monde, un collectif de proctologues s'insurge contre le manque d'information sur le cancer de l'anus dans les médias. "En moins de trente ans, l'incidence du cancer anal a été multipliée par au moins trois dans la plupart des pays occidentaux", peut-on lire dans l'article. Le peu d'informations qu'on peut trouver parle surtout d'un cancer ne concernant que les femmes d'un certain âge, mais il n'en est rien. "Son incidence augmente fortement, et il intéresse maintenant les hommes jeunes", ajoutent les spécialistes.

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Un nécessité d'informer les hommes sur la vaccination

Selon les procotologues, il est d'autant plus important d'informer au maximum sur cette maladie car "le pronostic de ce cancer est considéré comme bon". 7 à 8 patients n'en mourraient pas. Une survie qui n'est pas sans dommages parallèles comme le rappellent le collectif de professionnels de santé puisque la radiothérapie peut engendrer des effets secondaires qui altèrent la vie intime "quand elle est encore possible".

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Pour les personnes dont la tumeur nécessite une ablation, cela entraînerait souvent une amputation abdomino-périnéale avec la nécessité de vivre avec un anus artificiel après.

Dans 9 cas sur dix, le développement du cancer de l'anus serait dû au papillomavirus humain. Or si le vaccin contre le HPV, très controversé, est souvent recommandé aux jeunes filles en prévention du cancer du col de l'utérus, les proctologues insistent sur la nécessité de faire pareil auprès des jeunes hommes afin de limiter le risque de cancer de l'anus. La vaccination est seulement recommandée aux hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, chez les filles âgées de 11 à 14 ans et les personnes immunodéprimées par le Haut Conseil de la Santé Publique et non aux autres ce que déplorent les proctologues.

Pour rappel le vaccin contre le HPV avait fait l'objet d'une polémique, les ligues anti-vaccinales avait souligné un manque de recul des études sur l'efficacité et l'âge beaucoup trop précoce de recommandation de la vaccination.

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