5 antidouleurs qui augmentent le risque de crise cardiaque

Publié le 26 Février 2018 par Chloé Parisse, journaliste santé
Des chercheurs taïwanais ont évalué la fréquence de risque d'incidence de crises cardiaques et d'accidents vasculaires cérébraux après la prise de certains analgésiques comme l'ibuprofène ou le célécoxib.
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© Adobe StockDes précautions à prendre au plus vite. Des chercheurs de l'Université nationale Yang-Ming de Taipei à Taïwan en Chine ont découvert les différents niveaux de risque de cinq analgésiques utilisés couramment. Les résultats ont été publiés dans le British Journal of Clinical Pharmacology.

Le célécoxib serait le plus risqué

Les scientifiques ont analysé les risques d'incidence liés aux accidents vasculaire cérébraux et aux crises cardiaques après la prise de certains analgésiques grâce aux données de 55 629 Taïwanais souffrant d’hypertension. Les cinq médicaments évalués étaient l'ibuprofène (Ibuprofène Mylan®), le célécoxib (Celebrex 100 mg®), l'acide méfénamique (Ponstyl®), le diclofénac (Voltarène ®) et le naproxène (Apranax ®). Les patients ont été suivis jusqu'à 4 semaines maximum.

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Les résultats, du moins dangereux au plus dangereux, montrent que l’acide méfénamique constitue la moindre menace puisqu’en moyenne, un utilisateur sur 394 serait susceptible de subir un accident vasculaire cérébral ou une crise cardiaque. Un adulte sur 330 qui prenait de l'ibuprofène aurait une crise cardiaque ou un AVC dans les quatre semaines après la prise. A la troisième place se trouve le diclofénac avec un adulte sur 245 qui souffrirait d'un événement cardiovasculaire après avoir en avoir pris. Un adulte sur 214 prenant du naproxène pourrait subir une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral. Enfin, un patient sur 105 courrerait le risque après avoir prit du célécoxib, ce qui en fait l’analgésique le plus risqué. Tous les analgésiques présents dans cette liste sont commercialisés en France.

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Pas de différences significatives entre les médicaments

L’équipe de scientifiques dirigée par le Dr Yaa-Hui Dong a expliqué qu'il n'y avait pas de différences significatives entre les analgésiques, à part l’écart creusé entre le célécoxib et l'acide méfénamique. Le célécoxib est commercialisé en France sous le nom de Celebrex® et Celecoxib Teva® notamment. Dans un rapport datant de 2008, la revue médicale Prescrire alertait déjà sur l'exposition de ce médicament à "des effets indésirables cardiovasculaires à type de thromboses et d'insuffisances cardiaques, ainsi qu'à des réactions d'hypersensibilité et cutanées graves". Ajoutant d'ailleurs qu'aucune douleur "ne justifie d'exposer les patients aux effets indésirables du célécoxib". Un des auteurs de l’équipe, le Dr Chia-Hsuin Chang a déclaré : “Nos résultats fournissent des informations importantes sur la sécurité de l'utilisation des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens chez les patients souffrant d'hypertension".

Vidéo : Pourquoi ces médicaments sont-ils dangereux ?

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