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Plus de 167 000 Français sont atteints de la maladie de Parkinson. Il s’agit de la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente en France, derrière la maladie d’Alzheimer.

La maladie de Parkinson concerne les personnes âgées, le pic de la maladie se situe entre 85 et 89 ans.

Parkinson : quelles sont les caractéristiques de la maladie ?

La maladie de Parkinson se caractérise par une dégénérescence progressive des neurones qui produisent la dopamine (neurotransmetteur impliqué dans de nombreuses fonctions du corps, notamment motrices).

Cette dégénérescence entraîne de nombreux symptômes physiques particulièrement handicapants pour les personnes atteintes comme des tremblements, des mouvements lents et involontaires, des troubles dans la marche ou un déséquilibre.

Des symptômes non moteurs sont également associés à la maladie de Parkinson : troubles cognitifs, de la santé mentale, et du sommeil, démence et douleurs.

Parkinson : quelles en sont les principales causes ?

Pour l’heure, nous ignorons les causes exactes qui expliquent la maladie de Parkinson. Toutefois, les professionnels de santé tendent à dire qu’elles seraient multiples : l’âge, la génétique et/ou l’environnement seraient impliqués.

Aussi, des antécédents familiaux sont observés dans 15 % des cas de maladie de Parkinson.

Des facteurs environnementaux seraient également associés à la survenue de la maladie. Alors, une exposition aux pesticides ou à certains métaux peuvent être responsables.

« Ainsi, le risque de maladie de Parkinson est accru chez les agriculteurs exposés aux insecticides de type organochlorés. La maladie de Parkinson fait d’ailleurs partie du tableau des maladies professionnelles du régime agricole. À l’inverse, certains facteurs environnementaux semblent protecteurs, comme la consommation de tabac ou de café, peut-être en raison de leur effet stimulant sur les neurones à dopamine » précise l’Inserm.

Parkinson : une étude pour mieux en comprendre les causes

Dans une étude publiée dans la revue Molecular Psychiatry, des chercheurs de l'Université de Copenhague ont révélé des mécanismes de fonctionnement du cerveau, chez les patients atteints de Parkinson, responsables de la maladie.

« Pour la première fois, nous pouvons montrer que les mitochondries, les producteurs d'énergie vitaux au sein des cellules cérébrales, en particulier les neurones, subissent des dommages, ce qui entraîne des perturbations de l'ADN mitochondrial. Cela initie et propage la maladie comme un feu de forêt dans le cerveau » a déclaré le professeur Shohreh Issazadeh-Navikas, auteur de l’étude.

Une étude qui compare le cerveau des souris et des humains

Pour parvenir à leurs conclusions, les chercheurs ont examiné les cerveaux d’humains sains et atteints de la maladie et de souris.

« De petits fragments - en fait d'ADN - des mitochondries (organismes qui fournissent aux cellules l’énergie dont elles ont besoin) sont libérés dans la cellule (cérébrale). Lorsque ces fragments d'ADN endommagé sont égarés, ils deviennent toxiques pour la cellule, ce qui incite les cellules nerveuses à expulser cet ADN mitochondrial toxique » a expliqué Shohreh Issazadeh-Navikas.

Ceci constitue, d’après les chercheurs, une découverte notable dans la mise au point de traitements contre la maladie de Parkinson. La détection de l'ADN mitochondrial endommagé pourrait servir de biomarqueur précoce pour le développement de la maladie.

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