Un médicament pour les jambes les a rendus accros aux jeux

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Après avoir pris du Sifrol®, deux patientes souffrant du syndrome des jambes sans repos ont développé une addiction pour les jeux d'argent. Elles ont décidé d'attaquer le neurologue qui leur a prescrit leur traitement sans les avoir prévenues de ses possibles effets secondaires.

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Endettées à cause d'un médicament, deux patientes atteintes du syndrome des jambes sans repos ont décidé de porter plainte contre leur neurologue. Celui-ci leur a prescrit, en 2009, du Sifrol® (p ramipexole ) sans les avertir de ses possibles effets secondaires. De plus, il leur a fixé une posologie quotidienne de 0.70 mg alors que, selon l'autorisation de mise sur le marché de ce médicament dopaminergique, la dose maximale est de 0.54 mg par jour. Peu à peu, les plaignantes ont développé une véritable addiction aux jeux d'argent. L'une d'entre elles a accumulé 184 000 euros de dettes. Une situation intenable qui l'a conduite à faire deux tentatives de suicide en 2011. Aujourd'hui, elle réclame 250 000 euros de dommages et intérêts. Le tribunal de première instance de Rouen a mis le jugement en délibéré jusqu'au mois de mai prochain.

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Le Sifrol® est un médicament antiparkinsonien de la famille des dopaminergiques. Il est aujourd'hui reconnu qu'il expose, comme tous les agonistes dopaminergiques, à des troubles du comportement (jeu, dépenses, boulimie...). En 2012, un homme ayant souffert d'addiction au jeu et au sexe après avoir pris du Requip (autre traitement antiparkinsonien) a été indemnisé à hauteur de 200 000 euros.
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Vidéo. Quand peut-on parler d'addiction ?



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